ENVOYER À UN AMI | CLAVARDAGE | SIGNET | GUIDE D'AIDE
MA PLANÈTE

Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !

Ma Planète c'est une place pour publier par passion, pour le plaisir, et pour le partage!! Après si c'est vu et commenté c'est tant mieux.

Partagez cette page avec :
BLOGUES  
 
La kichenotte ou Quich'note
A été vu :: 7
Ajouté le 03/08/2018 08:54:33 par vizzavona2A

Coiffe paysanne de forme cylindrique très enveloppante, accrochée sous le menton portée en Charente-Maritime, Vendée et région nantaise.

 

La kichenotte, jadis portée aussi bien en Aunis qu’en Saintonge, se rencontrait surtout sur les îles  charentaises (Ré, Oléron). Elle fait aujourd’hui partie du folklore régional. Mais d’où vient cette appellation étrange qui ne ressemble en rien au dialecte couramment parlé sur notre terroir ? Des plus savantes aux plus fantaisistes, plusieurs hypothèses ont été avancées.

Ce serait la traduction déformée par le langage populaire de «kiss me not» signifiant « ne m’embrassez pas », datant de l’occupation anglaise (Guerre de Cent Ans) quand les filles du pays, apparemment très vertueuses, repoussaient l’ennemi à leur manière s’ils devenaient trop pressants ! Elles auraient donc imaginé cette coiffe très enveloppante qui, une fois sur leur tête, ne permettait plus aucune fantaisie… Il n’est qu’à l’essayer pour s’en rendre compte, l’auvent très rigide de ce bonnet s’avérant rapidement très gênant !

C'était avant tout une coiffe de travail, portée par les pêcheuses et les paysannes pour éviter le hâle de la peau qui n'était surtout pas de mode en ce temps-là.

La kichenotte serait donc née ainsi et devint très vite indispensable contre le vent, parfois violent sur notre littoral ! Elle s’envola même jusque sur le continent et atterrit en pays vigneron, bien à l’intérieur des terres, pour protéger les visages burinés par le soleil.

Sur la côte, il a été porté des versions de sortie en fine cotonnade blanche agrémentée de dentelle.

Le deuil était marqué par l'emploi de cotonnades noires unies, et pour le demi-deuil, de cotonnade à fond noir parsemé de petit motifs blancs.

Banal arceau d’abord, l’arrondi qu’elle forme autour de la tête fut, au fil du temps, aménagé en plusieurs petits compartiments parallèles séparés par de simples coutures, où de fines lamelles de carton sont venues se glisser. Une nécessité s’imposait désormais : ôter les lamelles à chaque lavage ! Mais c’est ce qui en faisait tout le charme, dit-on… Peu à peu, on y ajouta de la dentelle piquée et on oublia les tissus rigides du début qui furent remplacés par des cotonnades fleuries ou à petits carreaux.

Certaines personnes en fabriquent encore sur les marchés artisanaux, ce qui correspond plus au désir d’une clientèle friande de traditions qu’à un besoin réel. Les groupes folkloriques charentais en redemandent également, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui tentent de retrouver là, la lointaine mémoire de leurs ancêtres

 

 

 

 

Au Sud de la Vendée

 



 



Retour à la liste des nouveautés


*** Ma Planète ***