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Éphéméride du 13 octobre
A été vu :: 7
Ajouté le 10/13/2019 00:00:00 par Phil_V

Éphéméride du 286ème jour de l’année :

13 octobre

Saint du jour :
Saint-Géraud, seigneur d’Aurillac (Cantal) au Xème siècle, prit la résolution « d’être eunuque pour le Royaume des cieux » et se dévoua à ses semblables.



Étymologie :
Géraud, du germanique gari, « lance » et wald, « diriger »


Autres prénoms fêtés ce jour :

Bonne fête aux :
Géraud

Et aussi aux :
Fauste et ses variantes Faust ou Fausto, ainsi que sa forme féminine Fausta.
Luner, et ses dérivés bretons : Launeuc, Lénor, Léonor,Lormel, Lunaire, etc.
Théophile et ses diminutif ou variante Théo et Théophyle, et ses formes féminines Théophila et Théophilia.


Patron(nes) :
Saint-Géroud est le patron de l’Auvergne.

Saint-Édouard est le patron de l’Angleterre. Il est invoqué pour les problèmes reliés à un mariage difficile. (Voir 5 janvier)


Dictons :
L’été de Saint-Géraud, ne dure que trois jours.
Pour la Saint-Géraud, les châtaigniers font le chaud.
Souvent à la Saint-Géraud, nous arrive trois jours de beau.

Brouillards d’octobre et pluvieux novembre, font bon décembre.


Quelques célébrations du jour :
►Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles (Depuis 2010) (O.N.U.)

►Journée internationale du costume (International Suit Up Day)
►Journée internationale du hamburger.
►Journée mondiale de la thrombose (Plus communément appelée phlébite en France)

Burundi : Commémoration de l’assassinat du Prince Louis RWAGASORE, héros de l’indépendance.
États-Unis : Jour de la marine. - Création de la Marine « Navy Day » - Voir fête le 27 octobre.
France : Journée nationale de l’e-administration (2005)
- Journée nationale de la sécurité routière.
Îles Turks et Caicos : Journée nationale du patrimoine (anciennement Jour de Christophe COLOMB)
Moldavie : Journée de la ville (13 et 14 octobre)
Thaïlande : Journée nationale de la police.


Expression(s) : (« Expressio.fr »)
Se faire blackbouler :

Être refusé à un examen, un poste...
Être évincé, rejeté, repoussé.

Origine :
Le verbe « blackbouler » est étrange (vous avez dit bizarre ?) car composé du mot anglais « black » (noir) et de « bouler », verbe français qu’on retrouve dans un sens argotique dans l’expression « envoyer bouler » pour « rejeter, repousser »

Ce mélange de langues vient d’une traduction partielle du verbe anglais « to blackball » qui date de 1770 et qui signifie « voter contre l’admission d’une personne dans un club ou un cercle en plaçant une boule noire (black ball, en anglais) au lieu d’une blanche dans l’urne »

Car c’est bien de la méthode d’admission de nouveaux membres dans une confrérie que vient ce mot : les membres déjà présents votaient au moyen de boules blanches (avis positif) ou noires (avis négatif) pour accepter ou non le nouveau candidat. Et celui qui avait le plaisir d’avoir plus de boules noires que de blanches était rejeté, repoussé.

Une fois ce mot introduit en France, il a été écrit de différentes manières (en 1835 BALZAC l’écrivait « blackboller ») avant de prendre son orthographe actuelle où seul le mot « ball » a effectivement été traduit.

Si, au départ, le verbe a signifié « mettre en minorité dans un vote », très proche de l’origine anglaise, son sens s’est ensuite élargi à la signification actuelle.


Se faire de la bile :

Se faire du souci.

Origine :
Qu’est-ce que la bile ? Si on écarte Boule et Bile, ainsi que Buffalo Bile, Bile Boquet et Bile Vezay, il nous reste ce liquide visqueux et amer [1] sécrété par le foie, qui participe à la digestion et s’écoule depuis la vésicule biliaire vers le duodénum par le canal cholédoque.

La théorie antique des quatre humeurs, formalisée en grec par Hippocrate, nous apprend que la bile noire correspond à la mélancolie, la tristesse, le souci, alors que la bile jaune était associée à la colère [2]

C’est donc cette « bile noire », prétendument sécrétée par la rate, qui était supposée être la cause de nos soucis.
Bien que la théorie des humeurs ait finalement été abandonnée au cours du XVIII
ème siècle, il nous en est resté cette expression et ce sens figuré de « bile », à rapprocher du « mauvais sang »

[1] Qui n’a jamais eu des foies de volaille complètement gâchés par une poche de bile malencontreusement éclatée n’a jamais pu se rendre compte à quel point elle est amère.
[2] Avec cette bile-là, la colérique, on dispose de plusieurs expressions comme « déverser sa bile (sur quelqu’un) » ou bien « avoir la bile enflammée »


Se faire des cheveux blancs / du mouton / de la mousse :

S’inquiéter, se faire du souci.

Origine :
La première forme date de la deuxième moitié du XIX
ème siècle, la deuxième de la fin du même siècle (selon Gaston ESNAULT) et la troisième du début du XXème (on la trouve chez Aristide BRUANT en 1911, par exemple)

Pour ce qui est des cheveux, le point de départ est simple : on a pu constater chez certaines personnes qui avaient subi un choc émotionnel important, que ce soit de graves soucis ou une grosse frayeur, que leurs cheveux avaient viré au blanc très rapidement (le temps d’une nouvelle pousse, pas en quelques heures)
Il n’en a pas fallu plus pour ce phénomène remarquable et remarqué donne naissance à se faire des cheveux blancs, généralement raccourcie en se faire des cheveux, comme une métaphore symbolisant parfaitement les soucis ou l’inquiétude.

Venons-en maintenant au mouron.
Il s’agit d’une plante répandue dans les régions tempérées d’Europe où elle pousse en grosses touffes abondantes. C’est de ces touffes qu’est née la métaphore argotique qui, au XVIIIème siècle, désigne aussi bien les cheveux qu’une touffe de poils. En se basant sur cette acception et en faisant l’impasse sur le petit détail de la couleur, se faire du mouron est donc bien identique à « se faire des cheveux »
Et si cette forme de la locution est arrivée assez tardivement, on trouve déjà en 1768, selon le DHLF, l’expression imagée ne plus avoir du mouron sur la cage pour dire « être chauve »

Pour finir, attaquons-nous à la mousse. Si vous vous êtes déjà promené dans les bois pendant que le loup n’y était pas, vous avez pu constater, sur certaines des pierres qui ne roulent pas [1], un beau dépôt vert, d’apparence frisée et touffue, quoiqu’assez ras : de la mousse ; pas celle qu’on trouve au sommet du pichet de bière, mais celle qu’on peut, avec beaucoup d’imagination et de croyance en l’existence des petits hommes verts, assimiler à une touffe de cheveux posée sur le crâne poli du gros caillou.
C’est ce qu’ont fait ceux qui ont adapté se faire des cheveux en se faire de la mousse.

[1] Car il est bien connu que pierre qui roule n’amasse pas mousse.


Se faire du mouron :

S’inquiéter, se faire du souci.

Origine :
Le chat aime se faire du mou, mais peu lui chaut qu’il soit rond, cubique ou dodécaédrique (essayez un peu de demander du mou dodécaédrique à votre boucher, pour voir)
D’ailleurs, le chat n’est pas vraiment un animal qui a l’air de se faire du souci. Ses rares moment de fébrilité sont pour chercher sa pitance ou trouver un endroit où faire une de ses nombreuses siestes quotidiennes. Heureux animal !

Qu’est-ce donc que ce « mouron » ?
Cette expression est citée par Gaston ESNAULT en 1948, soit assez récemment.

A la place du « mouron », on peut aussi « se faire de la bile » ou « se faire du mauvais sang »
Dans ces locutions, le sens de « se faire » doit être compris comme « s’en faire » Ce qui ne nous avance pas plus sur le « mouron »
Il s’agit en fait d’un mot d’argot qui, depuis le milieu du XIX
ème siècle, désigne... la chevelure.
Autrement dit, vous faire du mouron, ce n’est ni plus ni moins que « vous faire des cheveux », mis à la sauce argotique.

Quelques esprits tatillons, qui veulent rien faire qu’à m’embêter, pourraient dire que, quand on a des soucis, on a plutôt tendance à « s’arracher les cheveux » Il semble donc illogique de « se faire des cheveux » ou du « mouron » quand on est inquiet.
Mais c’est oublier que cette autre expression, à l’origine de la nôtre, est en fait un raccourci (une ellipse, en terme académique) de « se faire des cheveux blancs » Ce qui, là, est beaucoup plus en phase avec ce que l’on sait de l’inquiétude et des soucis.


Se faire la belle :

S’évader.

Origine :
Cette expression de l’argot des truands date du début du XXème siècle (mais le mot « belle » pour évasion date de la deuxième moitié du XIXème)

L’emploi de « belle » était fréquent en français, dans des expressions comme « vous l’aviez belle de partir », « vous l’aviez belle de vous expliquer » ... où « belle » sous-entend « une belle occasion »

Ce « belle » s’est progressivement substantivé et faire la belle, c’est profiter d’une belle occasion de s’évader.

Cette expression se disait d’abord simplement « faire la belle », mais par analogie avec « se faire la malle », de signification très proche, le « se » pronominal est devenu un ajout fréquent.



Collectionneur(s) : (Fin en : « Phile » - « Philie » - « Philiste »)
Pyrogénophile, Pyrogénophilie :

Pyrogènes Produits.

Pyrokhaophile :
Allume-gaz.


Phobie(s) : (Fin en : « Phobe », « Phobie », « Phobique » - Crainte excessive - Peur irrationnelle)
Pneumophobie :

Peur de respirer.

Pogonophobie :
Peur des barbes.
Étymologie : Du nom grec de genre masculin « pôgôn » barbe, et « phobos » crainte.


Infos diverses :
Éphéméride
Une éphéméride fait référence à plusieurs sujets proches liés au calendrier. - « Éphéméride » est un terme féminin ; le mettre au masculin, par analogie avec « calendrier » ou « almanach », est une erreur.


Humour :
Deux fous en plein désert font le Paris-Dakar. Il vient de neiger, dit le premier.
Tu crois, demande le deuxième ?
Ben oui, regarde, ils ont sablé la route !



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