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RANDONNÉE AU TCHAD, PARMI LES PLUS BELLES RÉGIONS SAHARIENNES - JOYAU DU DÉSERT DU TCHAD - AVEC QUELQUES VIDÉOS EN 4K EN VIMEO -
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Ajouté le 02/24/2020 08:07:55 par Louise_Bourgoin

Randonnée Au Tchad, Parmi Les Plus Belles Régions Sahariennes - 

Joyau Du Désert Du Tchad -

Source  :  Les lacs d'Ounianga sont une série de lacs situés en plein désert du Sahara, au nord du Tchad.

Les lacs d'Ounianga sont un ensemble d'une cinquantaine de lacs aux eaux fortement salines, occupant un bassin...

Entre les massifs du Tibesti à l'ouest et de l'Ennedi à l'est. Il s'agit plus précisément de deux ensembles de lacs :

Ounianga Kébir, du nom d'un village voisin (littéralement, « le grand Ounianga »), et Ounianga Sérir (« le petit Ounianga »), 60 km au sud-est.

Les lacs d'Ounianga forment le reste d'un lac plus grand qui occupait le bassin il y a 5 000 à 15 000 ans. Ils occupent une superficie totale de 20 km2 et forment le plus vaste ensemble lacustre du Sahara.

La vitesse d'évaporation des lacs est l'une des plus élevées du monde et la région ne connait quasiment aucunes précipitations. Les lacs sont essentiellement alimentés par la nappe phréatique fossile, créée lorsque le climat de la zone n'était pas désertique, et qui affleure à cet endroit.

Au Tchad, on trouve parmi les plus belles régions sahariennes comme l’Ennedi, le « désert vivant » au Nord. Un autre joyau tchadien, les Lacs Ounianga, situé à 1 300 km au nord de la capitale Ndjamena, est candidat à l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial.
 
Le comité de l’Unesco se réunit à partir de ce 24 juin jusqu’au 6 juillet à Saint-Pétersbourg en Russie pour décider qui parmi les 33 nouveaux sites en lice - dont 5 sites africains- peut rejoindre la prestigieuse liste des « valeurs universelles exceptionnelles ».
 
Entretien avec Dr Baba Mallah, directeur général du centre national d’appui à la recherche (CNAR) au Tchad qui suit le projet des Lacs Ounianga depuis dix ans.
 
RFI : Le Tchad souhaite que les Lacs Ounianga entrent dans le Patrimoine mondial de l’Unesco. Quelles sont les chances de réussite ?

Source  :  Desert du Sahara, Plateau De L' Ennendi -

https://aac-publications.s3.amazonaws.com/articles/aaj-12201121500-1411413198.jpg

 
Baba Mallah : Je crois fortement que les Lacs Ounianga vont être inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Nous avons fait des études scientifiques et des analyses comparatives avec d’autres lacs se trouvant dans des zones similaires. Nous avons pu mettre en évidence que nous avons ici des valeurs universelles exceptionnelles.
 
RFI : En quoi ce site de lacs est-il unique au monde ?
 
B.M. : D’abord, les lacs ont une structure géologique unique et une histoire climatologique sans précédente. Nous avons prélevé des carottes sédimentaires de 16 mètres de profondeur qui nous donnent des informations les plus détaillées, les plus complètes connues aujourd’hui en climatologie.
 
https://footage.framepool.com/shotimg/qf/330924749-ennedi-plateau-chad-sahara-das-versunkene-paradies-sandy-desert.jpg
 
Source :   L'Ennedi est une des 22 régions du Tchad dont le chef-lieu est Fada. Elle a été créée le 19 février 2008 par démembrement de l'ancienne région du Borkou-Ennedi-Tibesti.
 
 
Avec ces informations, nous pouvons reconstituer les environnements, les climats et, avec des modélisations mathématiques, dans l’avenir peut-être aussi comprendre comment le climat peut changer tant au niveau local qu’au niveau mondial.
 
RFI : Le site Ounianga comprend une cinquantaine de lacs. Entre autres le lac d’Ounianga Kébir qui possède la plus grande évaporation de par le monde. Un lac nourri exclusivement par la nappe phréatique fossile. Ce sont ces superlatives qui mériterait d’entrer dans le Patrimoine mondial ?
 
B.M. : Le lac d’Ounianga Kébir, ce sont 18 petits lacs. Le plus grand s’appelle le lac Yoan qui a une profondeur de 27 mètres. Il est le plus profond des lacs connus aujourd’hui dans le désert. Quand on parle du désert, on ne parle pas uniquement de déserts chauds, il y a aussi des déserts froids ou des déserts comme le désert Gobi avec des saisons froides et chaudes.
 
 Source  : Région de l'Ennedi ,c,est une des régions du Tchad dont le chef-lieu est fada. C'est une des anciennes régions du Bourkou-Ennendi-Tibesti.  
 
 
De l’autre côté, on a un autre lac qui est aussi particulier, malgré la très forte évaporation d’eau. Le lac Boukkou fait partie des lacs Ounianga. Il est le plus grand lac d’eau douce dans le désert connu aujourd’hui.
 
http://img.over-blog-kiwi.com/0/54/74/56/20150310/ob_e3593c_forces-speciales-pic-2.jpeg
 
Source  :   Le lac Tchad est un grand lac peu profond d'Afrique dont les eaux sont douces, ce qui est rare pour un lac
endoréique, c'est-à-dire dont les eaux ne rejoignent pas l'océan.
 
 
RFI : Jusqu’à ce jour, le Tchad n’a pas de site qui figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Est-ce qu’il s’agit d’une négligence de la part du Tchad ou une sorte de discrimination de la part de l’Unesco ?
 
B.M. : Non, ce n’est pas une discrimination de la part de l’Unesco. L’Unesco nous a beaucoup soutenus dans le processus.
 
Peut-être que nous, nous nous réveillons un peu tardivement. Mais là, nous allons continuer. Nous n’allons pas nous arrêter avec les Lacs Ounianga. La prochaine étape est une zone aussi exceptionnelle qui s’appelle la région d’Archeï, qui est aussi devenue une priorité du chef de l’Etat.
 
Il faut sauver cette région et pour cela il faut l’inscrire aussi sur la liste du Patrimoine mondial.
 
http://www.malicom.net/wp-content/uploads/2015/06/operation-serval-releve-du-detachement-air-de-gao-2.jpg
 
L’associationEurodéfense – France a publié, sous la signature de plusieurs anciens hauts responsables militaires, à la mi-juin, un appel à rédiger un « Livre Blanc de la Défense...
 
RFI : Certains comparent l’inscription des sites dans le Patrimoine mondial avec une chasse à la poule aux œufs d’or.
 
Quels bénéfices attendez-vous de l’inscription des Lacs Ounianga pour le Tchad ?

B.M. : Nous nous attendons d’abord la préservation et la conservation de ces lacs pour les générations futures. Cela est très important pour nous. Avec la découverte de Toumaï, l’ancêtre des humains découvert au Tchad, nous sommes le berceau de l’humanité.
 
RFI : Jusqu’à ce jour, le T
 
http://footage.framepool.com/shotimg/qf/617067223-ennedi-distance-tchad-afrique-centrale.jpg
 
Le Chad n’a pas de site qui figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Est-ce qu’il s’agit d’une négligence de la part du Tchad ou une sorte de discrimination de la part de l’Unesco ?
 
Si nous avions des sites inscrits au patrimoine mondial, nous pensons que ceci pourrait attirer à terme des touristes pour notre pays. Déjà aujourd’hui, il y a des gens qui viennent, qui aiment le désert, qui aiment voir les lacs dans le désert, cela aussi est un phénomène.
 
Nous nous attendons d’abord la préservation et la conservation de ces lacs pour les générations futures.
 
Cela est très important pour nous. Avec la découverte de Toumaï, l’ancêtre des humains découvert au Tchad, nous sommes le berceau de l’humanité.
 
http://www.ohada.com/content/pays/cartes/tchad_detail_2.gif
 
Si nous avons des sites inscrits au patrimoine mondial, nous pensons que ceci pourrait attirer à terme des touristes pour notre pays.
 
Déjà aujourd’hui, il y a des gens qui viennent, qui aiment le désert, qui aiment voir les lacs dans le désert, cela aussi est un phénomène.

Gravures & Peintures Rupestres De L'Ennedi & Du Tibesti

C'est pas sorcier - Sahara le plus grand des deserts (2013) from CPS4 on Vimeo.

C'est pas sorcier - Sahara le plus grand des déserts (2013)

Enjoy !

Coolori Aux portes du Sahara from Novita Prod on Vimeo.

Aujourd'hui dans Coolori, nous partons aux portes du Sahara.
Nous allons tout d’abord visiter Tozeur, la plus grande oasis du sud tunisien.

Puis nous découvrirons que le désert, ce sont aussi les oasis, où l'eau retient la vie. Entre hôtels écologiques et culture du palmier dattier, les oasis : un enjeu écologique.

L'invité d'Evelaine est Nébil Chokmani... Il a fondé l'Eden Palm, un complexe dédié à cet arbre mythique du Sahara.

Pour finir nous suivrons dans le Sahara tunisien, des sportifs amateurs de grands espaces.

Production : GB Prod pour France 3 ViaStella - Réal. Philippe Raffalli

The Mountain from TSO Photography on Vimeo.

Tchad : le désert de l'Ennedi from Grégory ROHART on Vimeo.

Vidéo d'un voyage dans le désert de l'Ennedi au Tchad aux confins du Sahara, non loin de la frontière du Soudan.

Habité par les Toubou, ce rude désert se mérite. L'arrivée à la guelta d'Archeï est un des grands moments du voyage. Images...

Carnet de voyage au Tchad : i-voyages.net/dossiers/dossiers.php?val=4283_voyage+dans+lennedi

Festival au Desert - The Last Song Before the War/La dernière chanson avant la guerre from The Last Song Before the War on Vimeo.

LA DERNIÉRE CHANSON AVANT LA GUERRE est un reportage de long métrage qui couvre l’émergence et l’inspiration du festival annuel du désert, celui ci est confronté à un avenir incertain au Mali.

https://www.alwihdainfo.com/photo/art/grande/6212493-9282103.jpg?v=1389208027

Intrigue captivante illustrée par des images en haute définition prises pendant le festival en 2011. Le film est réalisé en lyrique sur la route vers la légendaire Tombouctou pour écouter les célèbres musiciens qui performaient et jouaient avec tout leur cœur dans les dunes du Sahara.

La musique et le festival ont été réduits au silence en 2012, à notre grande stupeur, en raison de la violente occupation des extrémistes au nord du Mali, ce qui a déstabilisé toute la région du Sahel. Jusqu’a présent, le festival ainsi que des centaines de milliers de réfugiés sont toujours en exil...

thelastsongbeforethewar.com

Sahara #1 from Patrice De Bruyne on Vimeo.

Touareg..., mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux !
Si d’empires anciens, puissants et redoutés, qui s’étendaient là, ne subsistent plus que les sables balayés encore et toujours par le vent...

Les voix des héros parfois oubliés ne s’éteignent pas et murmurent leurs invitations aux voyageurs..., leurs cœurs palpitent toujours, confèrant au désert sa vibration si singulière !

L’Afrique est le creuset de l’humanité et le Sahara un révélateur de tempéraments, une forge des volontés.

Dans l’histoire mondiale, cette zone si vaste qu’elle n’en finit pas de s’étendre à l’imaginaire, occupe une place à part...

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2016/05/10/cover-r4x3w1000-57e16fd616da6-domestication-du-dromadaire.jpg

De grands explorateurs, de grands fous aussi, l'ont sillonné en tout sens sous un soleil implacable, rêvant de s’y perdre pour mieux se retrouver parmi les mythes et les reines légendaires.

Mais l’attrait du désert dépasse largement le cadre de la politique et vise les aventuriers les plus divers, à l’imagination enflammée par les récits de Pierre Benoit.

Toujours en quête d’aventure et de projecteurs, André Malraux a voulu se lancer en 1934 sur les traces de la mythique reine de Saba, annoncant son intention le 9 décembre 1933.

À l’époque où les aviateurs sont des héros et des chevaliers modernes, il veut mener sa quête, animé par une soif d’exploits et d’héroïsme... et surtout de reconnaissance.

Il a besoin du danger, aphrodisiaque puissant.

Malraux brûle de partir et le dit avec ses accents lyriques habituels.
C’est alors qu’un aviateur renommé, Edward-Alfred Flaminus Corniglion-Molinier, le convainc sans mal que l’avion se prêterait mieux à cette mission.

Un instant pressenti, Saint-Exupéry doit décliner l’offre à regret, Consuelo le menaçant de le cocufier avec tout Paris s’il se laisse prendre aux mirages yéménites...

https://pbs.twimg.com/media/DZMi0ixX4AA5lbL.jpg

C’est finalement Corniglion-Molinier qui effectuera ce vol à bord du Farman 190 personnel de Paul-Louis Weiller, lui-même pilote pendant la Grande Guerre où il l’a connu, devenu patron des moteurs Gnome et Rhône... et qui met à sa disposition Maillard, un mécanicien expérimenté.

Saint-Exupéry et Malraux, à bord du même avion, partis à la conquête d’un monde perdu au cœur du désert : on ne saurait rêver meilleure scénario surréaliste !

Hélas, la volcanique Consuelo se fait suffisamment persuasive pour détourner Saint-Exupéry de ce projet quelque peu déjanté...

Amorcée le 22 février 1934, l’expédition, soutenue par L’Intransigeant, quotidien parisien à grand tirage, atteint Djibouti, via l’Italie, la Libye, l’Égypte et le Soudan.

L’avion survole bientôt des terres inconnues et finit par repérer des enceintes ovales avec leurs débris de colonnes, des bâtiments à angles, un temple d’allure égyptienne, des tours trapézoïdales, une vaste terrasse oblique.

Corniglion-Molinier fait un passage à basse altitude qui confirme qu’il ne s’agit pas d’un mirage.

http://footage.framepool.com/shotimg/qf/145955465-ennedi-distance-tchad-afrique-centrale.jpg

Il s’agit vraisemblablement de Mareb.

Là, plusieurs centaines d’années plus tôt, prospérait une civilisation brillante, régnait une reine dont la beauté a défié jusqu’à la mort, mais aussi quelque peu émoustillé l’imagination des explorateurs, quitte à la déformer...

Bientôt l’expédition Malraux ne peut pas s’attarder pour des raisons de consommation de carburant.  Qu’importe : le but est atteint.

Du moins, l’équipage du Farman 190, surtout un Malraux fébrile, veut s’en persuader.

De retour à Djibouti, le 8 mars, Corniglion-Molinier expédie un télégramme à L’Intransigeant : "Avons découvert la ville légendaire de Saba. Stop. Vingt tours ou temples toujours debout. Stop. À la limite nord du Roubat el-Kaali. Stop. Avons pris photos pour Intransigeant. Stop. Salutations".

Il va en résulter sept articles de Malraux pour L’Intransigeant, tandis que Corniglion en rédige trois, le tout sous un beau titre très évocateur : Au-dessus du désert d’Arabie.

À la lecture de ces textes souvent lyriques, qui ne prouvent rien, les attaques se multiplient contre Malraux.

L’écrivain- aventurier se défend avec finesse : "Si, comme chacun, nous risquons de nous tromper en identifiant une ville que nous avons vue, nos contradicteurs risquent de se tromper plus encore en identifiant une ville qu’ils n’ont pas vue du tout".

La polémique s’enfle, se dégonfle et tombe dans les oubliettes.
Malraux cesse de s’y intéresser, déjà occupé ailleurs.

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De fait : "Il avait survolé une oasis, quelques ruines et des sites avec des maisons blanches habitées : Asahil Rymen, Kharib et Duraib", révélera Olivier Todd dans sa biographie d’André Malraux, publiée chez Gallimard en 2001.

Le territoire que revendique Les Touareg (au singulier un Targui) depuis des décennies, l’Azawad, vient de tomber dans leur escarcelle.

Pourtant, si l’on veut que l’homme ne perde pas complètement le sens de ce qu’il est, il faudrait, dans les nations souveraines comme l’Algérie, le Niger ou le Mali, prendre conscience qu’il y a à conserver le plus longtemps possible l’authenticité de ce qui est authentique.

Le tourisme est sans doute important pour ceux qui en bénéficient, mais pas au point de justifier la destruction de ceux qui le subissent.
Et puis, pour être franc, si le folklore est dans la ligne des valeurs fondamentales de l’échange culturel profond, il faut que ceux qui l’animent attirent à eux ceux qu’il intéresse.

Un peuple, en dehors de ce contact, a droit au respect et c’est lui manifester peu d’amitié que d’aller bouleverser sans discernement tous les aspects de sa vie.

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Cela ne met en cause ni la bonne foi des visiteurs ni l’amitié des visités, mais, par contre, touche au problème de nos choix.
Et s’agissant des Touareg il faut avouer que notre imagination reste fort subjectivée par les romanciers français et les légendes rapportées autrefois par les explorateurs.

Antinéa ou Ti-n-Hinan : quelle était donc la part de la légende ?
Les hommes bleus..., le pays de la peur..., les chevaliers du silence...
De tout cela il faut certes garder pieuse mémoire mais aussi réaliser, donc admettre avec réalisme, que l'Ahaggar est en Algérie comme l’Aïr est au Niger, ou comme l’Alsace est en France.

En revanche, ce qui est fondamental et sur quoi je voudrais attirer vivement l’attention, en particulier celle des candidats au voyage, c’est le respect ethnographique que l’on doit aux peuples du monde en général et aux Touareg en particulier.

Par là je veux dire que ce n’est pas rendre service à personne que d’acheter à tort et à travers les beaux objets marqués au sceau d’une culture quand ceux qui les possèdent ne songent pas à les vendre et que leur ancienneté comme la difficulté de les rééditer en font des pièces uniques.

https://www.djurbibeln.se/wp-content/uploads/sites/2/2017/10/lejon.jpg

Takoubas, lances, poignards, cadenas, etc., mais que représentent ces objets en Europe et que représente un campement touareg dépouillé de ce qui en faisait le charme ?

C’est dans les centres artisanaux qu’il faut donc rechercher les souvenirs ; parfois fort beaux car ceux qui les réalisent ont retrouvé les recettes d’antan.

On peut d’ailleurs se demander si ce dépouillement mercantile n’est pas un signe de subversion intellectuelle dans la mesure où la confusion des genres prend ses racines dans l’écrémage superficiel des objets.

Cela étant écrit, l’expérience du monde moderne ne peut conduire, hormis des cas d’espèce, à admettre sans regrets, même s’ils sont vains, la disparition d’une culture qui s’était volontairement retranchée du progrès.

Les Touareg n’ignoraient rien des autres civilisations qui venaient battre les flancs de leur forteresse de lave.

Sans doute gardaient-ils dans leur subconscient collectif la hantise d’être réduits par d’autres à ce qu’ils ne voulaient pas être.

Ces autres ce sont les hommes du XXe siècle qui s’efforcèrent de leur faire croire aux bienfaits du matérialisme économique.

https://images.fineartamerica.com/images/artworkimages/mediumlarge/1/a-pair-of-orphan-chimpanzees-michael-nichols.jpg

Les premiers explorateurs le savaient bien qui recherchaient exclusivement des voies de transport sans jamais trouver les paroles qui auraient convaincu les Touareg de la pureté de leurs intentions.

Et de fait, après bien des péripéties, pendant quelques années de paix relative, les Touareg ne connurent de nos richesses que quelques transistors à piles, des monceaux de pacotille en plastique et les stylos à bille.
Ils en ont pris l’habitude et maintenant il est trop tard pour revenir en arrière.

De toute façon dès qu’il s’agit d’hommes c’est aux hommes qu’il appartient de choisir.

Les arguments qui pourraient décider les Touareg à se préparer à entrer dans le XXIe siècle doivent tenir compte de l’attachement extraordinaire qu’ils ont pour leur pays, du choix qu’ils ont fait de conserver leur costume, leurs traditions, ce qui peut être sauvé de leur économie.

Pour le reste nous devons être attentifs à ne pas proposer des concepts vides, des illusions mortelles, des projets sans réalisme.

Et surtout il ne faut pas mettre les Touareg en cage, les parquer dans des réserves, les contraindre aux H.L.M.

https://images.fineartamerica.com/images/artworkimages/mediumlarge/1/animals-leaving-the-ark-mount-ararat-filippo-palizzi.jpg

Sans doute ne sera-t-il bientôt plus possible de vivre sans être relié à quelque ordinateur dont le terminal décidera souverainement de tout sans tenir compte le moins du monde de nos désirs.

Entre les planifications normatives et la belle liberté farouche des Touareg..., y a-t-il place pour autre chose ?

On le souhaite sans en être sûr.

Aussi faut-il reconnaître que les efforts réalisés pour les instruire sont la première arme qu’on leur donne pour juger par eux-mêmes.
Quant aux terribles sécheresses, elles font également intervenir un facteur nouveau, celui de la survie des tribus.

Le monde étant ce qu’il est, il faut bien se plier à ses nécessités et l’une d’elles est l’ensemble des lois de l’échange, or les Touareg ont peu à offrir et on ne saurait les réduire au rang d’éternels assistés.

Ils ont certes une sainte horreur du travail, non par paresse, sans doute, mais parce que dans leur déontologie le travail avilit.

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Toutefois on en a vu se livrer à des tâches manuelles et apprécier l’argent qu’ils en obtenaient...

Amicalement De Louise



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