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Attentat Au Bataclan À Paris - Cinq Ans Plus Tard, Une Douleur Encore Vive -
A été vu :: 8
Ajouté le 11/13/2020 05:17:41 par Louise_Bourgoin

Attentat Au Bataclan À Paris -

Cinq Ans Plus Tard, Une Douleur Encore Vive -

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Le 13 novembre 2015, 130 personnes mouraient à Paris, à la suite d’attaques terroristes sans précédent.
 
Cinq ans plus tard, comment les survivants et les proches des victimes composent-ils avec ce traumatisme ? La Presse s’est entretenue...
 
Avec Quatre Personnes Qui Ont Vu Ce Soir-Là Leur Vie Basculer -
 
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 Jean-Christophe Laurence - La Presse -

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Survivre Au Bataclan -

Ils étaient allés voir un concert de rock, mais la soirée s’est terminée dans un bain de sang.

C’était il y a cinq ans, au Bataclan, où 90 personnes sont mortes sous les balles de terroristes.

Trois rescapés de ce carnage historique ont choisi de publier leur histoire, pour faire la paix...

Avec cette expérience traumatisante. Ils racontent leur difficile reconstruction.

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Photo Fournie Par Fred Dewilde -

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Fred Dewilde. 53 ans, graphiste. A fait le mort pendant deux heures dans la fosse du Bataclan. Il a tiré de cette expérience deux BD cathartiques...

(Mon Bataclan et La morsure) et collaboré au livre Dessine-moi un trauma.

« Je crois qu’en tout et pour tout, en cinq ans, j’ai dû faire trois dessins qui n’avaient rien à voir avec le 13. »

Le 13 novembre 2015. Vous avez tous les trois vu l’horreur de près.

Jusqu’à quel point êtes-vous en paix avec cet évènement historique, que vous avez vécu de l’intérieur ?

Fred Dewilde. Je ne ressens pas de haine, mais je ne suis pas en paix. J’ai passé deux heures dans le sang d’un mec dont je ne connais pas le nom.

Ça pèse. Et le poids de ce que tu as vécu, je pense qu’il ne part pas. Cinq ans après, je suis toujours en position de devoir me battre pour vivre.

Il n’y a pas de chemin qui soit définitif, mais j’ai l’intime conviction que le 13 sera une cicatrice que je garderai toute ma vie.

Christophe Naudin. Je suis plus apaisé qu’il y a trois ans. Je ne culpabilise plus de la mort de mon ami Vincent, qui est mort ce soir-là. Je pense que c’est le seul élément avec lequel je suis en paix.
 
Le reste, je continue à vivre avec… Je suis devenu claustrophobe… J’ai des problèmes à un bras… C’est impossible de faire comme si ça n’existait pas. Donc il faut l’intégrer et se dire qu’on vit avec.

David Fritz Goeppinger. La vie n’est plus jamais normale après ça.

Il faut l’accepter, dire OK, le temps passe, on ne redeviendra jamais ce qu’on a été avant. Mais ce qu’on a été avant n’existe que si on continue d’être ce qu’on est aujourd’hui.

C’est tout le paradoxe. Je me refuse à oublier ce que j’ai vécu. Tourner la page, ce serait oublier, ôter la mémoire de ce qui s’est passé ce soir-là.

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Photo Yann Levy, Fournie Par Christophe Naudin -

Christophe Naudin, 44 ans, prof d’histoire au collège. S’est réfugié dans un cagibi pendant deux heures, coincé...

Avec une vingtaine d’autres personnes, à entendre le carnage.

Il a perdu son ami Vincent ce soir-là, et vient de publier Journal d’un rescapé du Bataclan.

Que vous reste-t-il de cette soirée ? Des images ? Des sons ? Des odeurs ?

CN. Heureusement, les odeurs et les sons me reviennent beaucoup moins qu’avant. Les images me reviennent, mais j’arrive maintenant à les prendre sans être en panique.

DFG. Je peux te décrire toute la soirée, mais je pense que je le fais de mémoire, un peu comme les tables de multiplication.

ll y a quand même cette vision des gens décédés dans la fosse. Ça, c’est indélébile.

Ça a brûlé les yeux de toutes les victimes qui l’ont vue. Cette image des corps massacrés.

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Photo Thomas Samson, Archives Agence France-Presse -

David Fritz Goeppinger, 28 ans, fut l’une des 12 personnes prises en otage par les terroristes au 2e étage du Bataclan.

Il raconte son expérience dans le livre Un jour dans notre vie. « 

J’ai conscience que notre position d’otages nous a rendus un peu “privilégiés”, mais je le mets entre guillemets. »

Qu’est-ce que cette expérience a changé dans votre rapport au monde, à la vie ?

FD. J’avais tendance à être à fleur de peau, à ne pas supporter l’injustice. Ça s’est multiplié, exacerbé par cent.

Voir la misère humaine, ça me bouffe. Les conflits, la violence, ça me bouffe.

Mes besoins principaux maintenant, c’est de dessiner et de trouver du sens à ce que je fais.

DFG. J’ai l’impression que je suis un peu plus « musclé ». Plus apte à accepter les situations inhabituelles de la vie.

Je suis plus prêt à faire face. Cet évènement inhabituel a créé une sorte de surpréparation à un évènement difficile.

En quoi cette tragédie vous a-t-elle affectés dans votre vie personnelle et professionnelle ?

FD. Je me suis séparé trois ans après de la mère de ma fille. J’ai perdu mon boulot. Mon patron a considéré qu’à 52 ans, j’étais un peu vieux et que ce serait bien que je démissionne.

Ça m’a foutu une dépression, un an en arrêt maladie. Après, ils m’ont licencié. J’ai réellement lutté contre l’envie de crever. Je n’ai pas retrouvé de travail. Je n’ai même pas vraiment essayé.

CN. Moi, j’ai décidé assez vite de retourner au travail, une semaine après. Je suis prof d’histoire dans un collège.

Je savais que ça me ferait du bien. Ça a été positif. J’ai aussi rencontré Laetitia et son petit, Gabriel. Ça a permis une nouvelle vie.

DFG. Sur l’aspect professionnel, j’ai quitté mon emploi de barman.

Aujourd’hui, je suis incapable de travailler dans un milieu comme ça, d’accueil, où on fait la fête, avec de la musique rock.

C’est un cadre trop similaire au Bataclan. Même si comme ça, au téléphone, ça a l’air d’aller, je suis quand même un peu sur mes gardes.

Vous avez tous les trois publié des récits sur votre expérience. Jusqu’à quel point cela vous a-t-il aidés à tourner la page ?

FD. C’est énorme. Y a déjà le fait de réussir à poser les idées que tu as pu avoir, de rationaliser. Et puis, ça me donne...

Une place sociale que le boulot ne m’a plus permis d’avoir. Le sentiment de faire quelque chose qui a une utilité.

CN. Publier, c’est une façon de m’exprimer indirectement pour m’adresser à mes proches et éventuellement au public intéressé.

J’avais besoin de sortir quelque chose. Je tournais en rond, je ruminais tout seul, j’avais besoin de partager.

DFG. Pour moi, témoigner, c’est hyper important. Ça permet de mettre le souvenir dans une boîte. Ça a eu un effet cathartique très fort sur ma reconstruction.

Si un jour, j’ai des enfants, je pourrai leur dire : voilà ce que j’ai vécu, je vous le donne.

Vous utilisez les mots « victime », « survivant », « rescapé ». Par quel mot faut-il vous définir ?

FD. Pour moi, ce sont des étapes dans ta reconstruction. Quand tu te dis victime, c’est vraiment le premier truc, parce que c’est l’intitulé de ta plainte.

Tu te définis ensuite comme rescapé. Tu t’en es sorti, mais dans quel état, tu ne sais pas forcément.

Survivant, ça veut dire que tu as passé le cap d’avoir encore envie de vivre après tout ça.

CN. Un peu les trois, je dirais. Mes éditeurs ont proposé Journal d’un rescapé du Bataclan comme titre pour le livre.

Ça ne me dérange pas. Survivant, il y a un côté qui est assez vrai. Victime oui, mais dans le sens positif.

Reconnaître qu’il y a eu quelque chose de grave. Pas la victime qui s’apitoie sur son sort.

DFG. Moi, je me réfère au terme judiciaire qui est victime.

Nous sommes tous victimes, sinon que certains sont décédés, blessés, blessés psychologiquement. J’aime beaucoup le terme.

La France continue d’être la cible de nouveaux attentats. Nice, Lyon, l’enseignant Samuel Paty. Comment vivez-vous cela ?

FD. Les attentats, ça ouvre tout de suite des blessures. Ça reste des cicatrices qui sont très, très fortes.

Faut pas se voiler la face. La majorité des gens étaient passés à autre chose jusqu’à cette année.

CN. Le prof assassiné, c’était malheureusement prévisible. Je le dis au tout début du bouquin...

Je savais que les professeurs étaient menacés. C’était explicite dans la revue de l’État islamique.

Donc ça ne m’a pas étonné, même si ça m’a sidéré, bien sûr, de voir comment c’est arrivé.

Vendredi, c’est le 5e anniversaire. Qu’allez-vous faire pour souligner l’évènement ?

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FD. C’est la grande question. Le confinement fait qu’on ne pourra pas faire grand-chose. Il n’y aura pas de commémoration.

C’est crève-cœur. Parce que c’est une journée qu’on a l’habitude, avec d’autres survivants, de passer entre nous.

CN. Ils sont en train de mettre en place des visioconférences pour qu’on fasse un apéro avec les victimes.

Je pense que pour l’instant, je vais participer à ça. Mais on est dans un contexte qui n’est pas génial pour se détendre ou pour boucler la boucle, alors je me sens un peu bizarre.

Je somatise, je fais des maux de tête. J’en fais chaque année avant les commémorations, mais là, ça revient plus fort.

Le Bataclan, vous y êtes retournés depuis ?

FD. J’y suis retourné une première fois avant la réouverture. Ça m’a semblé étrange de voir que ce lieu n’était qu’un lieu.

Puis j’y suis retourné pour un concert de John Mayall. J’ai été choqué de voir que c’était un concert assis, avec des têtes grises, alors que j’espérais voir le lieu plein de vie.

Tout d’un coup, le mal m’a rattrapé. Je sais maintenant que je n’y retournerai jamais.

CN. J’y suis retourné deux fois en concert. Ça s’est bien passé. J’avais besoin de ça. Pour moi, le Bataclan...

C’est une espèce de gros nounours qui a pris des coups aussi, alors j’ai une forme d’empathie par rapport au lieu.

DFG. Jamais. Je n’en veux pas à la direction d’avoir rouvert, mais je leur en veux d’avoir rouvert aussi vite.

C’est extrêmement violent de se dire qu’à peine un an après, il y a des gens qui font la fête à l’endroit...

Où un an avant, il y avait des gens qui mouraient sous les balles. Oui, c’est extrêmement violent…

« À environ 21 h 40, c’est par un bruit de pétards que l’Histoire me percute.

Le temps, en me retournant, de voir un homme, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s’accélère, je suis projeté en avant dans la fosse.

Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un “cagibi” à droite de la scène, avec une vingtaine de personnes.

Nous n’en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.

Dans cet espace clos où nous ne voyons rien, mais entendons beaucoup trop, je comprends très vite (avec mes compagnons d’infortune) la nature de cette attaque.

Que quelque chose de très grave, “historique” oui, un “évènement”, est en train de se passer. Et je suis au milieu. »

— Christophe Naudin, Journal d’un rescapé du Bataclan (Éditions Libertalia)

« Mon appareil photo cérébral prend un portrait du terroriste qui vient de surgir.

Il a des yeux bleus, beaux, des cheveux courts, pas de barbe, une voix moins grave que la mienne, il est aussi plus fin et plus petit que moi de quelques centimètres.

Là, à ce moment, une idée furtive et certainement folle me vient : et si je l’attrapais et le jetais par la fenêtre ? Et si je le frappais ?

Je suis plus fort que lui, je le vois, je le sens. Il colle sa Kalachnikov contre mon sternum. Je sens la poudre sur son arme.

Elle est chaude, je sens son poids. Alors je pèse le pour et le contre. Mon envie de vivre, de revoir mes proches.

Tout est concentré sur ce bout de canon brûlant. »
— David Fritz Goeppinger, Un jour dans notre vie (Éditions Pygmalion)

« Je ne peux pas pardonner » -

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Infographie La Presse -

Patricia Correia a perdu sa fille Precilia, tuée dans l’attaque au Bataclan.

On parle souvent des jeunes qui ont perdu la vie le 13 novembre 2015. Mais on oublie les parents endeuillés...

Qui ont vécu cette nuit dans l’angoisse et ne s’en sont jamais remis. Eux aussi sont un peu morts ce soir-là. Patricia Correia en sait quelque chose.

« Quand on perd un enfant, la vie est foutue. Je ne vous le cache pas. »

Patricia Correia ne mâche pas ses mots. Le 13 novembre 2015, elle a perdu sa fille Precilia, tuée dans l’attaque du Bataclan, avec son copain Manu.

Cinq ans plus tard, elle continue à être hantée par la perte de cette enfant unique, victime innocente du terrorisme islamiste.

« Le mot deuil ne fait pas partie de mon vocabulaire, dit-elle. Le mot résilience non plus.

Ce sont des mots que je ne veux pas utiliser. J’essaie de vivre avec l’absence. J’essaie de l’apprivoiser.

Mais si vous saviez comme c’est dur. Vivre avec des souvenirs, c’est très compliqué. »

Patricia était à Lisbonne, il y a cinq ans, lorsque les attentats de Paris ont eu lieu, faisant 130 morts, dont 90 au Bataclan.

Ce soir-là, quand elle a appris la nouvelle à la télévision, elle a tenté de joindre Precilia au téléphone. Puis son petit ami, par ailleurs père de deux petites filles.

« Je tombais toujours sur la messagerie », dit-elle. Le lendemain, toujours sans réponse et de plus en plus inquiète, elle a mis un message sur Facebook.

C’est sa cousine, vivant en France, qui a fait les démarches. Appels aux hôpitaux, aux commissariats, et finalement à l’institut médico-légal.

« Ils étaient là. Je l’ai su vers 15 h. »

Pour Patricia, c’est le début d’un long combat pour garder la tête hors de l’eau.

Elle tombe d’abord en dépression, qui l’empêche de travailler pendant trois ans. Puis elle perd officiellement son emploi.

« On m’a obligée à prendre ma retraite alors que je n’aurais pas souhaité le faire. »

Elle ressent aussi des douleurs physiques. Des problèmes qui n’étaient pas là auparavant. Elle voit des psychiatres, mais sans grand succès.

« Ces gens-là vous écoutent, mais n’ont aucune réponse. » Pour cette femme dont la vie « tournait autour » de sa fille, le chemin de la réparation est ardu.

C’est en s’investissant dans l’association 13onze15 qu’elle trouve une issue. Ce groupe, qui représente les victimes des attentats, lui offre un plateau pour parler...

Exprimer sa douleur et son incompréhension, pour entretenir le souvenir de sa fille et des 130 autres personnes qui sont mortes ce soir-là, non seulement au Bataclan, mais aussi sur les terrasses et au Stade de France.

Elle rencontre, à travers l’association, d’autres parents endeuillés qui traversent les mêmes épreuves qu’elle.

Ils parlent peu de leur douleur, mais se retrouvent dans l’action et la revendication, notamment en ce qui concerne le fonds d’indemnité pour les victimes, un sujet qui continue de faire débat.

Elle noue aussi quelques amitiés. Dont ce papa, que le cancer a malheureusement emporté en février dernier.

Patricia est convaincue que sa maladie a été causée par le choc du 13 novembre.

La Légitimité Du Trauma -

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On parle souvent des victimes du 13 novembre, mais beaucoup moins des parents qui leur ont survécu.

Leur témoignage est pourtant un sujet en soi, note l’historien Denis Peschanski, qui participe depuis cinq ans à une vaste étude multidisciplinaire sur la mémoire et le trauma du 13 novembre, qui doit se conclure en 2025.

Dans le cadre de la première phase de ses recherches, Denis Peschanski a recueilli les commentaires de nombreux parents endeuillés.

Les entrevues l’ont bouleversé, dit-il. « Une expérience très dure et très forte émotionnellement. »

Pour les parents endeuillés, ce sont des larmes qui pèsent des tonnes.

Ils ont une fracture au milieu du cœur qui ne va pas se résorber.

Denis Peschanski, historien -

Pour eux, la difficulté ne se résume pas à la simple douleur d’avoir perdu un enfant dans un massacre incompréhensible.

Elle se trouve aussi dans la question du droit à la souffrance, alors qu’ils n’ont pas été directement agressés ce soir-là.

« Beaucoup de parents hésitent à se faire suivre [par un psy], parce qu’ils ne se considèrent pas comme des victimes.

C’est leur gosse qui est mort. Ce n’est pas eux qui ont subi ça. Ils se demandent au nom de quoi ils se feraient soigner si ce n’est pas eux la victime.

Ils vivent un vrai problème de légitimité », se désole Denis Peschanski.

Les résultats d’une enquête de Santé publique France, publiés en février dernier et cités par l’historien, sont tout aussi intéressants.

Il en ressort que sur l’impact psycho-traumatique des attentats, un trouble de stress post-traumatique...

« Probable » a été observé chez 54 % des parents et proches endeuillés…

Soit autant que chez les survivants des attentats qui ont vu la mort de près !

Amicalement De Louise

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