ENVOYER À UN AMI | CLAVARDAGE | SIGNET | GUIDE D'AIDE
MA PLANÈTE

Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !

Ma Planète c'est une place pour publier par passion, pour le plaisir, et pour le partage!! Après si c'est vu et commenté c'est tant mieux.

Partagez cette page avec :
BLOGUES  
 
Comment des coquillages deviennent toxiques
A été vu :: 212
Ajouté le 03/10/2010 12:45:02 par Margot942000

Comment des coquillages deviennent toxiques

 

Deux toxines sont principalement responsables des intoxications dues aux coquillages. Des Français viennent de découvrir leur site de liaison sur un récepteur cholinergique et de le modéliser au niveau moléculaire.

 

 

CES TOXINES, les phycotoxines, libérées par des algues et qui s’accumulent dans poissons et coquillages ont pour noms spirolide et gymnodimine. Une équipe de chercheurs français, associée à des Américains, vient de découvrir au niveau moléculaire comment elles peuvent entraîner chez l’humain des troubles digestifs à type de diarrhée et surtout des symptômes neurologiques, notamment des paralysies. Elles se fixent sur un récepteur nicotinique à l’acétylcholine situé sur la membrane du myocyte ou du neurone. La transmission neuromusculaire s’en trouve bloquée, expliquant la symptomatologie.

 

 

Ces toxines d’origine marine sont produites de façon naturelle par des algues. Bien protégées par leur complexité chimique, elles dissimulaient leur mécanisme d’action. Pourtant, des équipes du CNRS (Marseille et Aix-en-Provence), du CEA (Gif-sur-Yvette) en collaboration avec des chercheurs de l’université de San Diego ont percé ce secret bien gardé.

 

 

Les équipes d’Yves Bourne et Pascale Marchot se sont penchées sur la spirolide C et la gymnodimine A. Ils ont enregistré leur action sur les récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine situés sur les myocytes et les neurones. Ils expliquent que ce récepteur est un récepteur canal de membrane. Il permet la circulation de petites molécules ionisées au travers de la membrane de la cellule musculaire ou nerveuse. Son rôle est primordial dans la transmission de l’influx nerveux. Les toxines le bloquent, créant la symptomatologie de type musculaire et/ou neurologique constatée.

 

 

Mais le travail franco-américain a poussé plus avant la recherche au niveau moléculaire, tentant de mettre en évidence le mode de fixation de ces deux phycotoxines sur le récepteur. La cristallographie aux rayons X a permis de découvrir en 3 dimensions (voir illustration) la structure des complexes créés entre la phycotoxine et le récepteur. La toxine se love soigneusement à l’intérieur des chaînes aromatiques latérales constituées de boucles C et F sur les faces opposées du récepteur, à la place de l’acétylcholine.

 

Ces travaux pourraient conduire à la mise au point de moyens de détection des coquillages toxiques et de traitements.

 

 

› Dr GUY BENZADON

 

« Proceedings of the National Academy of Sciences », doi/10.1073/pnas.0912372107.

 

source le Quotidien du médecin, le 10/03/2010

Mots-clés: QUOTIDIEN Du Médecin



Retour à la liste des nouveautés


*** Ma Planète ***