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Le voilier blanc


 
Proposé par : bertino
Ajouté le: 01/31/2008
Catégorie : Divers
Consultations : 182
Commentaires : 0






Le voilier blanc


Je suis le capitaine, d’un grand vaisseau tout blanc
Et par delà les mers, au pied des continents
J’ai affronté sans peurs, soleil, vagues et vents
De gestes et de la voix, l’équipage est content

De leur bras vigoureux, le navire glisse sans peine
Du clapotis de l’eau, aux chansons du misaine
Voilier rendant hommage, à ceux qui le carènent
Tout au haut de sa proue, je suis fier capitaine

Par un soir d’automne, d’aventures j’ai rêvé
De mes mains tremblantes, posées sur ton beaupré
J’ai changé ta lancée, à toute voile gonflée
Obéissant esquif, au ventre incliné

Tu as ouvert la mer, comme terre labourée
A l’arrière de la poupe, scintillement de l’ondé
Quiétude du ciel et nuage langé
Nuit qui se dessine, sous un soleil voilé

Noirceur non étoilée, craquement de la proue
Le vent dans les haubans, passe et arrache tout
Voilure qui se déchire, sur un horizon flou
Montée des murmures, des marins à genoux

Bateau blanc qui se roule, dans les murailles d’eau
Bourlingue ton ventre, cabre ta proue très haut
La mer crache sur toi et vide ses tonneaux
Sans pitié elle te bat, elle te met en lambeau

Aux saccades brusques, tu gémis de douleur
Gerbes d’eau qui t’étouffe, nacelles qui crient la peur
Mille et mille fois, mer qui frappe avec ardeur
Pour être ton tombeau et fracasser ton cœur

Ton ancre détachée, qui racle dans la boue
Ne peut plus t’arrêter, devant Éole fou
Les galets hérissés, coupent ton ventre mou
Lentement tu t’enfonces, tu tombes à genoux

Planches et poutres, une à une arrachées
Coule mon bateau blanc, dans la noire eau glacée
Marée descendante qui a tout emporté
Ne laissant que les mats et un bout du beaupré

Grand et fier capitaine, tu es seul et perdu
Rançon de l’aventure sur cette onde inconnue
Équipage serein et voilier disparu
Ton âme dévastée qui sombre dans les nues

Bertin Cloutier



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