ENVOYER À UN AMI | CLAVARDAGE | SIGNET | GUIDE D'AIDE
MA PLANÈTE

Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !

Ma Planète c'est une place pour publier par passion, pour le plaisir, et pour le partage!! Après si c'est vu et commenté c'est tant mieux.

Partagez cette page avec :

Cliquez ici pour recevoir, tous les jours, dans votre courriel, une Belle chose de la vie


MENU:          

.A la mémoire d'une jeune disparue.


 
Proposé par : marginal07
Ajouté le: 02/17/2008
Catégorie : Tristes
Consultations : 1118
Commentaires : 0




À la mémoire d’une jeune disparue.
Je garde souvenance d’une jeune fille belle et voluptueuse
pour qui la vie n’a pas eue de longues années.
Elle est morte en pleine jeunesse, à l’âge où la vie exprime ses plus beaux rêves.
Aujourd’hui son corps repose dans un cercueil, paisible,
son âme est dans le pays des fées.
Il n’y a pas si longtemps, elle riait et chantait avec nous..
Sa présence illuminait tous les regards.
On se sentait bien avec elle..
La connaître, c’était l’aimer.
Devant ses charmes et sa puérilité même les coeurs les plus durs n’haïssaient plus rien.
Ses lèvres écarlates dégageaient toujours un sourire sur ceux qu’elle côtoyait.
Sa franchise nous étonnait; jamais de paroles blessantes..
Elle avait dans sa voix tant de douceur..
Son coeur battait toujours au rythme du bonheur.
Ah! Ce qu’elle avait bon coeur la jeune disparue..
Ses yeux pétillants azurés de rêves brillaient comme des diamants tellement son âme était pure et innocente.
Le regard toujours à la vague, elle imaginait dans ses fantasmes un monde d’amour où l’on pourrait à notre guise vivre toutes nos fantaisies, un monde féérique à la mesure de ses rêves.
Elle avait toujours la tête dans les nuages..
Souvent lorsqu’elle nous parlait, le ciel s’ouvrait tout entier tellement ses discours étaient rêveurs.
Et elle voulait toujours nous rassurer.
“Vous savez mes frères lorsque je serai morte, ne souffrez pas trop pour moi.. Car je m’en vais pour revenir afin de vous y retrouver aussi lorsque vous m’aurez rejointe..”
Sa foi naïve et enfantine nous persuadait toujours quand elle nous parlait du bon Dieu.
Mais tous attendions sa mort.
Le médecin était formel, rien ne pouvait sauver Patricia..
Sa maladie était incurable.
Et pour nous , c’était la consternation.
Nous vivions tous dans une vive agonie d’attente.
Tous les jours nous pleurions sur son sort essayant de nous rassurer.
Mais pour elle, ça serait le début d’un très long voyage.
Elle semblait ravie que la vie lui aie réservée un tel sort.
Elle agissait humblement sans jamais se plaindre, gardant dans son coeur les rêves les plus doux et ne redoutant aucunement cette mort qui lui était destinée.
La tombe par moment semblait l’éblouir.
C’est nous qui ressentions la plus grande douleur, et nous débordions d’affection envers elle refusant qu’elle nous quitte. Que de fois j’ai pleuré pour toi Patricia..
Et nous lui donnions tellement afin qu’elle se résigne à rester avec nous.
Elle qui nous gâtait tellement d’affection avec son large sourire qui nous accrochait tant..
Pour nous Patricia était un peu le noyau de la famille, sa jovialité était comme un combustible qui réchauffait notre âme désillusionnée.. Elle savait faire la part des choses car sa présence angélique nous rassurait à l’idée que la vie se poursuit par delà l’éternité.
Mais malgré cet ardent désir de la garder près de nous, elle nous a quitté l’automne dernier, à la mi novembre.
Et quels déchirements on a ressentis ce matin là..
Au cours de son inhumation au cimetière même les éléments s’y sont mêlés.
Car il pleuvait sur la ville ce matin là..
Notre coeur fondait au rythme de ces gros nuages gris.
Et toute la nature semblait en deuil..
Des milliers de feuilles mortes étaient balayées par le vent..
Nous avions l’impression que la nature toute entière était affligée par son départ.
Pour nous réconforter, un prêtre vêtu d’une aube sombre lançait au ciel quelques oraisons de requiem..
Nous l’écoutions chancelants, affligés par notre peine.
Ses dernières paroles se terminaient dans une poignée de sable et chacun de nous imitant son geste avions l’impression qu’une partie de nous même partait avec elle du creux de nos mains.
Après la cérémonie des gerbes de fleurs embaumaient son souvenir..
Une épitaphe surplombe désormais son corps qui repose en paix à un endroit que l’on appelle “Côte des Neiges.”


marginal07


Cliquez sur l'image pour la voir pleine dimension


 
 







*** Ma Planète ***