ENVOYER À UN AMI | CLAVARDAGE | SIGNET | GUIDE D'AIDE
MA PLANÈTE

Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !

Ma Planète c'est une place pour publier par passion, pour le plaisir, et pour le partage!! Après si c'est vu et commenté c'est tant mieux.

Partagez cette page avec :

Cliquez ici pour recevoir, tous les jours, dans votre courriel, une Belle chose de la vie


MENU:          

un bourdonnement de bob69


 
Proposé par : bob69
Ajouté le: 06/15/2015
Catégorie : Tristes
Consultations : 10
Commentaires : 4




Un bourdonnement …
 
Je viens de prendre conscience que ma décision prise une heure plus tôt avait été mal réfléchie mais il fallait le faire , personne d’autre n’ avait accepté ! Je ressent des frissons dans tout le corps , pourtant il fait chaud même de plus en plus chaud à mesure que J’avance dans ce tunnel obscure malgré les lampes disposées tous les 10 mètres ; l’ atmosphère est chargé de poussière que la lampe de mon casque perce difficilement ! Je dois faire attention aux divers objets jonchants le sol , laissés là par des ouvriers partis précipitamment ; la servante que je pousse devant moi butte parfois sur des choses invisibles ! Des gravas , des trous dans le béton stop maintenant ma progression ; je dois porter la caisse à outils à bout de bras …combien de mètres à parcourir encore ? Je regarde le plan que l’ on m’ a fourni étant totalement étrangé aux lieux je risquais de me perdre vu le nombre de passages possibles ! Il me fallait prendre le chemin le plus court en temps et en distance , en temps , car le temps était très précieux et n’ en n’ avais pas à perdre ! La caméra et la radio équipant mon casque avaient cessé de fonctionner depuis dix minutes ! Plus aucuns moyens de communiquer avec la surface ! J’ essayais de lire les numéros aux croisements , plusieurs avaient disparu ! À vingt mètres je devais ou devrais prendre à gauche puis je devrais trouver une dénivellation à 12 % sur cent mètres ! Pour me retrouver au point stratégique ! Les frissons sont de plus en plus forts comme si je couvais une angine , on dirait que j’ai de la fièvre il m’ est de plus difficile de respirer , le filtre de mon masque doit être saturé !
J’ai failli m’ étaler juste avant de prendre la déclivité en buttant sur une masse molle ! Ma caisse à outils est tombée dans un coin sombre et s’est ouverte laissant échapper une partie de son contenu ! Ma lampe éclaira un corps ou ce qu’ il en restait ! Calciné au trois quart et tout recroquevillé ! Je ramasse mes outils éparpillés sur le sol , ou une couche de poussière et de cendre de 5 centimètres cachait une partie mes instruments tombés ! De ma main gauche maladroite et gantée je fouillais cette formation de résidu en partie cristallisé me tenant de l’autre main à la paroi crasseuse ! À ce moment je maudis la bêtise humaine ! Je restais à genou , pensif , me remémorant certains souvenirs de ma vie et puis reprenant mes esprits , combien de temps il me restais avant le point de non retour ! Je repris ma lente progression pour enfin me retrouver devant une petite porte noire en forme de demie lune au ras du sol , fermée par un volant métallique . Ma caisse posée sur le sol , je pris une clé à griffe et commença à tourner de toutes les forces et le souffle qu’ il me restait ! Cette porte se trouvait dans un état de délabrement avancé , la rouille ronge le métal déjà éprouvé par la chaleur infernale du  monstre qui se trouve pourtant à une dizaine de mètres au dessus ! C’est là , que je dois ramper sans lambiner , remplacer la sonde inutilisable par une nouvelle et vite repartir ! Qu’allais-je trouver derrière cette porte ? J’ allais bientôt le savoir ! C’est à laide d’ une massette que je réussis à dégripper le mécanisme d’ ouverture ! Le plus étrange , c’est quand je réalisa qu’ il ni eu aucun bruit de coups sur le volant ! Rien , juste un bourdonnement sourd comme si un million d’ essaims d’ abeilles évoluait autour de moi ! La porte cède et je me glisse sur le ventre en faisant attention de ne pas faire d’ accrocs à ma combinaison ! Le sol avait l’ aspect du sable vitrifié ou d’ un caramel dur comme quand enfant je faisais dorer un morceau de sucre sur la plaque de fonte de notre vieille cuisinière chauffée à blanc ! Malgré ma combine à double couche d’ amiante et le liquide réfrigérant qui circule entre ces couches , il ni avait pas loin de 50 degrés à l’ intérieur de cette protection vestimentaire !!! Jusqu’ à cette porte je n’ avais pas trop pensé à mon devenir ; à présent je ne doutais plus que ma fin arrivait ! Plus rien dans ce monde ne m’avait retenu , plus de famille pas de femme ni d’ enfant et puis il fallait bien quelqu’ un , une personne qui se sacrifie pour en sauver des milliers voir peut être des millions ! Je tousse , du sang coule de ma bouche ! Quelque chose de dur tombe sur ma langue ; c’est une de mes dents que je crache aussitôt dans mon casque ! Je me met à rire … mais je dois garder à l’esprit cette sonde qu’ il me faut démonter , ce que je réalise sans trop d’ efforts comme si d’autres mains secourables étaient venues à mon aide ! Voila , mon travail est achevé ; je remercie les ombres qui sont à côté de moi de m’avoir épaulé ; je vois des mains qui se tendent je les serrent les unes après les autres ; je ferme les yeux et je vois maintenant des sourires , j’ entends des applaudissements des voix qui prononcent mon nom …
Victor P , a donné sa vie le 30 Avril 1986 , victime du syndrome d’ irradiation aigüe !
 
 


Cliquez sur l'image pour la voir pleine dimension


 
 







*** Ma Planète ***