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Ceïbo de marcelle betbeder


 
Proposé par : marcelleb
Ajouté le: 04/07/2015
Catégorie : Textes en proses
Consultations : 19
Commentaires : 8




Après trois jours de vacances dont j'ai bien profité je reviens avec la seconde légende argentine que j'ai rapportée d'Argentine et assaisonnée à ma sauce en français.  Bonne lecture et merci d'avance de vos visites et commentaires.

 

CEÏBO

 

        Il était une fois, en des temps bien lointains, un vaste et beau pays qui vivait dans le calme et la sérénité, hors des rivalités, des guerres de toutes sortes. Chaque jour apportait ses joies ou bien ses peines qu’ensemble ses habitants partageaient.

          En ce vaste et beau pays, il était un village aux mœurs simples mais sages qu’un homme plein de bonté dirigeait. Il avait une fille d’une grande beauté et cette beauté n’avait d’égal que son dévouement pour les autres. Rieuse, elle apportait la joie partout où elle passait. Elle s’appelait CEÏBO. Elle était d’Argentine.

          Mais, au-delà des mers, des êtres avides de gloire et de richesses rêvaient de terres vierges, de continents nouveaux aisés à asservir : les conquérants de la grande Armada du Roi d’Espagne.

          Lorsque l’expédition, menée de main de maître, atteignit les rivages des antipodes, elle fut accueillie avec aménité. L’étranger est, ici, un ami qu’il convient d’honorer, de fêter. Or, les Conquistadors, eux, ne pensaient qu’à l’or, quelque soit le moyen de l’obtenir. Foin des simagrées de ce peuple hospitalier. L’épée tranchait. Le règne de la terreur commençait.

-        Pourquoi voler, violer, tuer, tu es notre hôte, je vais te donner ce que j’ai !

-        Oui mais ce que tu caches … ?

La marche exterminatrice de ces hommes, sans foi ni loi, se poursuivit jusqu'au village de Ceïbo. Le même accueil chaleureux les attendait.

-        L’or, nous voulons l’or !

-        Nous ne sommes que des gens simples qui vivons simplement. La terre est notre seul bien, nos enfants notre raison d’espérer.

-        Si l’enfant est chez vous l’espoir, dit le guerrier venu d’ailleurs, montre-moi celui qui est le tien.

Et la douce Ceïbo s’approcha, salua, souriante comme à son habitude.

-        Sois le bienvenu, ce qui nous appartient est à toi

- Je veux tout.

- Nous n’avons rien de plus

- Alors je te garde.

Ils ont brûlé le village. Ils ont tué le chef et tous les habitants. Ils ont creusé le sol mais ils n’ont rien trouvé. Au soir il ne restait personne hors Ceïbo.

-        Dis-moi où est l’or.

-        Nous n’en avons pas

-        Tu l’auras voulu !

Au tronc d’un arbre mort, ils ont attaché la fille, apporté des fagots, ils y ont mis le feu. Et Ceibo leur dit :

-        Notre corps n’est rien, tu peux le détruire mais notre âme, ici, demeurera. Souviens-en-toi !

La douce enfant, dans les flammes, s’est endormie.

Au lendemain marin, l’arbre mort portait des myriades de fleurs écarlates, semant la terreur parmi les soldats qui voyaient là sorcellerie, malédiction et s’enfuyaient à toutes jambes.

La légende dit que le sang de Ceïbo a nourri la terre et fait revivre celui qui n’était plus. On l’appelle Ceïbo, en Argentine, en souvenir du martyre des anciens. Il porte la fleur nationale. On le nomme aussi flamboyant.

                                                                                                                    Marcelle Betbeder


 

 

                          

 
 
 


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