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Proposé par : Louise_Bourgoin
Ajouté le: 06/07/2014
Catégorie : Réflexion
Consultations : 0
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Le Coin du Poète

Association France Alzheimer Seine et Marne

 



Source  :  La Roseraie Du Val De Marne

 

 Après...

Lorsque bien des années auront passées

La marque indélébile de notre malheur

Ne sera pas effacée.

Je suis exsangue, de me retrouver

Dans le monde des vivants

Après toutes ces années de cauchemar

A mon tour, il faut me retrouver.

Que de courage pour participer,

 

Ouvrir les yeux, admirer la nature, 

Retrouver ses petits enfants 

Quand tout n'était devenu que murmure 

A fil du temps.....

 

Maintenant, après la détresse

Reste la tristesse. 

Nous ne sommes plus deux 

Mais le chemin continu 

C'est la fin d'un enfer.

Une pensée pour toutes les familles

 

Frappées par le fléau qui à pourtant son nom. 

Il faut garder espoir, 

Un jour le soleil se lèvera 

Et la Science trouvera.

 

Françoise HUGUE

Tous Droits Réservés

 

Maladie D'Alzheimer  

Oublier ce qui faisait nos joies, nos peines

Et tristement oublier ceux que l'on aime.

Mais aussi oublier les ennuis, oublier les problèmes.

Est-ce-que l'oubli est le bienfait de Dieu ? 

Oublier sa jeunesse, rester jeune encore dans la vieillesse 

Puisqu'on oublie qu'on a vieillit.

Oublier son vécu, oublier l'infidèle, les amours disparus

 

Maman était très vieille quand elle a oublié.

C'est une anesthésie qui me l'a rendue autre.

Les rôles étaient changés, elle m'appelait sa mère.

Au début j'essayais de rectifier sans cesse. 

Elle qui était forte qui me rendait confiance 

Lorsque je me perdais, elle était mon étoile, 

Et voilà qu'aujourd'hui, elle était improbable. 

Reconstituer nos vies avec ceux qu'on aimait.

 

Ceux qui déjà étaient partis si loin, ceux qu'on ne revoit plus, 

Elle, les voyait encore et parlait souvent, 

C'était toujours la nuit quand elle parlait aux autres, 

Moi, je dormais plus, je vivais dans l'angoisse. 

J'avais peur de la perdre, qu'elle s'en aille avec eux, 

Qu'elle profite de l'instant où je fermais les yeux. 

J'ai eu tant de problèmes pour l'accepter ainsi,

  

Et pour mieux comprendre, j'ai consulté un psy, 

C'était sans solution, ou bien je la plaçais ou bien je l'acceptais 

Avec tous ses délires, avec tous ses oublis. 

Et bien qu'elle soit ma mère, je devenais la sienne, 

Les rôles étaient changés, elle était si fragile

 

Et bien souvent sa main se posait sur la mienne. 

Elle avait l'air heureux et marchait à mes pas 

Et nous avons ensemble continué notre vie. 

Elle était mon enfant, j'en étais responsable 

Elle avait ses joies au milieu de nos peines. 

Et puis elle est partie un matin de Janvier

 

Le même jour que mon père, le seul homme de sa vie. 

Est-il venu la chercher ? Souvent je l'ai pensé.

Elle est partie vers ceux d'en haut, c'est comme ça. 

Qu'elle appelait les autres, et étaient nombreux 

Les autres, mais c'est un peu normal lorsque l'on vit vieux.

 

Cette maladie me hante, je la côtoie souvent. 

Quand je chante pour eux, les oubliés du temps. 

Ceux qui sont encore là mais déjà en partance. 

Je ne veux pas oublier, 

Même si je galère quand je pense à demain.

 

 

Vivre au présent c'est tellement important. 

Il y a ceux qui s'en vont c'est vrai et cela nous fait mal, 

Mais il y a tous ceux qui arrivent et qu'on aurait pu ne pas connaître. 

Profiter de l'instant et saisir au passage une toute petite joie, 

Un moment de bonheur, une fleur qui s'ouvre au jour 

Et que la nuit referme,

 

Un parfum, 

Un oiseau qui s'envole, en emportant ses chants. 

Un chien qui vous comprend et ne voit pas vos rides. 

Essayer de donner de la joie alentour à ceux qui sont plus vieux, 

Plus cassés, et plus seuls.

Tout simplement aimer jusqu'à la fin des jours, 

En espérant qu'ailleurs les "autres" seront là. 

Et vivre pleinement jusqu'à la fin des temps.

 

Jacqueline DELORYS

Tous Droits Réservés

 

ALZHEIMER

Accueillir l'imprévisible

Lire dans les yeux ce qui ne se dit pas

Zapper sur les moments douloureux

Humaniser l'espace pour apaiser l'angoisse

Épier les petits cadeaux que donne la vie 

Inventer des outils pour rester dans l'échange

Marcher dans le désert mais sans quitter la route

Espérer contre toute espérance

Refaire chaque matin le premier pas du jour.

 

Vérène HEDRICH

Tous droits Réservés

 

Amicalement

 





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