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Femmes de marins


 
Proposé par : bertino
Ajouté le: 05/15/2008
Catégorie : Amour
Consultations : 132
Commentaires : 0




Femmes de marin

Elles sont là, sur les quais près des bistrots,

A demi-vêtues, de mousseline frêle.

Femmes phtisiques, exerçant leur boulot,

Les jours, les nuits, au froid et à la grêle.

 

De la fausse candeur à la vraie lubricité,

Découvrir les hanches et leurs seins imberbes.

Attirer le regard, forcer à transgresser,

Vagissements indécents, fantômes superbes.

 

A travers les lueurs que tourmente le vent,

Hanches amoureuses qui attisent le marin.

Trésors de femmes, qu’au gabier tu vends,

Plaisirs éphémères, sans aucun lendemain.

 

Comme un bétail passif, sur les draps de ta couche,

Confiant à leurs bras forts, ton corps, ta destinée.

Laissant meurtrir ton sein, de leur avide bouche,

Châtier vivement ta chair que tu sais condamnée.

 

Chante un matelot, comme le vent des grèves,

Moment de tendresse, vertigineuse douceur.

Tu offres tes jolies roses, racontes tes rêves,

Holocauste sacré, pour un peu de bonheur.

 

Ton bassin onduleux, comme le dos d’un cygne,

Offre une blessure, longue, large et creuse.

A l’heure des voluptés, grossir leur vigne,

A travers tes lèvres, saccades douloureuses.

 

D’autres sont amoureux, d’un fouet lacérant,

Prenant la jouissance, au désir de leur force.

Homme abrutissant, a qui tu donnes ton sang,

Pour leur volupté, tu acceptes l’entorse.

 

Taille fringuante et seins hystériques,

Sur le feu du moment, reptile irrité.

Exhalant un soupir, extase hypocrite,

Plaire à ton amant, honteuse d’exister.

 

Comme des machines ou des socs déchirants,

Ces amants d’une heure, creusent des ornières.

Sur ton corps, ils passent en mouvements trépidents,

Comme mille chevaux, sur une pâture vulgaire.

 

Au blafard matin, tu questionnes tes mains?

Tu connais les caresses qui font revivre un mort.

Tu aimes ces marins qui t’infusent leur venin

Ton miroir est terne et te renvoie le remord.

 

Bertin Cloutier (Bertino le Pascalois)

 



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