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Le sacre du printemps


 
Proposé par : CARLINE
Ajouté le: 03/20/2018
Catégorie : Poésie
Consultations : 7
Commentaires : 1




 

Le sacre du printemps
 

Sous un soleil étrange et sombre,
L'obscurité pâle de l'ombre
Fait croître dans d'obscurs sommeils,
Une flamme qui peu à peu
Immense de nuit et de feu
Ouvre d'éblouissant vermeils.

Et sur le ciel d'azur et d'or
Dans un resplendissant essor
En couleur pourpre de lumière,
En songe d' immobilité,
L'étrange d'ombre et de clarté
Conçois la déesse de pierre,

Qui dans la brume d'un nuage,
Ascension qui d'âge en âge,
En crescendo universel,
De la matière consumée
Exhale ineffable pensée,
Un intérieur spirituel.

Comme une vague rêverie
Elle apparaît, sombre de vie
Et ses immenses cheveux d' Eve,
Depuis l'étoile qui rayonne
L'ombre splendide qui la donne
En nuées de lueurs élève,

Le rouge étrange qui rend ivre
L'océan rose qui se livre,
De sa forme phosphorescente,
Tel un azur ferait fremir
Une aube lente de soupir
A rendre d'ombre éblouissante,

la transparence lumineuse
De sa quiétude ténébreuse
Qui s'accoutume à ce pouvoir,
Quand le ciel fait sur l'immobilité
Pleuvoir un sang torride de clarté
Et l'animer sous son pâle mouvoir.

De la lumière immense de la vie,
Qu'on voit briller étincelante en pluie
D'obscurité, sur un premier vermeil,
Dans la grandeur d'un sombre sacrifice,
Quand s'allumant sous l'étrange supplice,
Sous les rougeurs constellées du soleil,

Vient la pâleur d'une larme pyrique
Qui lentement à enflammer s'applique
La jeune fille aux cheveux océans,
Quand ruisselant en mouvements sa vague
Fait d'une idée à l'impression vague
Cristalliser les couleurs du printemps.

En multitude immuable et tacite
D'étoiles d'or que le sombre suscite
Elle épanouit pourpre contre le vent,
Rêve que teint une aube qui s'allume,
Dans le silence une aurore de brume,
Un infini de paupières d'argent,

Bleu, sur le ciel aux lumières des marbres
Qu'on voit briller aux mobiles des arbres
En êtres bruns et pâles de diamants,
Quand dans l'azur en farouche volute
L'immensité contre le sombre lutte
A s'affranchir d'infinis mouvements.

Quelle chaleur commence d'éblouir
L'obscurité immense de mourir
Et quel vivant célèbre ce pouvoir,
Quand sur le ciel des multiples idées
S'ouvre le vol des flèches étoilées
Au point obscur du splendide mouvoir,

Que l'être Eole et vermeil à venir
Dans des douleurs nymphes qui font frémir
Jette la nuit au pâle du solstice,
Lorsqu'on voit s'avancer immense de silence
La figure fragile et blême qui s' élance
A l'éblouissement de sa pourpre complice?

Est-ce un songe immobile étincelant de nuit,
Un éclaboussement d'ombre qui s'éblouit,
Dans les profondeurs d'or rives qui se font vaines?
La mer à s'agiter sous l'immensité d'ombre,
A faire feuilloler l'obscurité qui sombre,
Phosphore étrangement de lumières sirènes.

Et la Déesse pâle aux yeux illuminés
Bleus, sur l'immensité des liquides clartés,
Frémit immensément à sentir l'ombre d'or
Des aurores d'argent qui s'élèvent moroses
Et rêve de lueurs sous les étoiles roses:
Mourir dans le soleil immobile qui dort. . .

A voir l'immensité de l'ombre se ternir
Dans une obscurité qui brûle de souffrir
Les stellaires candeurs ruisselant de savoir,
Sentir immensément monter, forces d' écumes,
Les éblouissements qui se lèvent des brumes
En intériorités qui songent concevoir,

N'est pas sembler périr au contraire de vivre
Si l'on arrive au terme étrange qui rend ivre
De rêves sidéraux les immenses lascifs;
Lorsqu'on doit jusqu'au soir être jusqu'à l'absence
Sous une immensité de feu et de silence
Que la nuit fait frémir en songes récessifs. . .

Si l'immobilité du rêve se fait d'or
Pour songer de plus loin dans l'ombre qui s'endort
A tout ce qui devient mobile de lumières,
Et quérir qui demeure à l'ingénuité
Sous le soleil immense et pâle de clarté
Afin d'ouvrir aux jours leurs ailes éphémères,

Lorsque en ascensions mobilement lointaines,
Les voici s'élever où pleurent les fontaines
D'étoile à la pâleur des astres lactéscents. . .
Hélas rien ne leurs font ces aubes de lueurs
Même si sur le ciel des liquides rumeurs
Viennent donc à régner les éblouissements. . .

 

Bernard de L'OCEAN


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