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Le fruit d'un avortement.


 
Proposé par : marginal07
Ajouté le: 02/24/2008
Catégorie : Enfants
Consultations : 212
Commentaires : 0




Le fruit d’un avortement.
L’enfant est l’amour incarné dans une mère
Le fruit d’une union engendré par un profond désir..
Mais la décision d’accepter ce petit bébé appartient aux parents.
Car il attend de papa et maman sécurité et réconfort.
Et ce que l’on ne sait pas, c’est que son jeune esprit philosophe
s’incarne en pensées et émotions avant cette décision des parents.
“Oh maman qui me porte donne moi de ton amour..
J’ai besoin de ta chaleur, de ta douce moiteur de mère..
Chère maman , tu me désires n’est-ce pas?
Il y a deux semaines seulement que ma raison s’est implantée en vous..
Depuis ce premier instant je sentais en vous deux ce désir de me voir
devenir votre enfant.
J’ai ressenti cette affection dès le premier jour lorsque de petit foetus que j’étais je suis venu me déposer dans ton ventre.
Quelle joie je ressentais, quel soupir d’amour dans tes gémissements.
Déjà je rêvais d’être dans tes bras..
Quel bonheur de sentir que je vais vous appartenir..
Je suis tout à toi maman et à toi aussi cher papa.
Mais maman est responsable de ma santé, aussi papa faudra-t-il que
tu l’appuies toi aussi.
Car je vous préviens que je serai réellement un fardeau pour vous..
Mais mon sourire, mon innocence, combleront ces nuits blanches
que je vous imposerai.
Mais très vite je vais récupérer et vous pourrez dormir tranquille
lorsque j’aurai atteint ma première année de vie.
C’est grâce à moi maman que tu as cessée de fumer.
Ta volonté et la mienne ont eu raison de cette vilaine habitude.
Car au début je sentais ce brouillard, j’avais des picotements partout.
Tu la ressentais ma douleur n’est-ce pas chère maman, car un matin
tu as complètement cessé de fumer..
Tu avais compris la détresse de ta petite fille qui pleurait au fond de ton âme.
Et ça te déchirait le coeur tellement tu étais prête à tout pour
mon réconfort.
Puis je grandissais au fond de toi, durant des jours et des semaines
je devenais de plus en plus un fardeau pour toi.
Mais je sentais que par ton dévouement tu m’acceptais et je comprenais qu’à tes yeux j’étais réellement un trésor que tu
portais en toi.
Même les plus grandes douleurs ne te faisaient pas peur.
Tu étais prête à faire le plus gros des efforts pour me mener
à ton monde.
Mais soudainement tu as changée, je me sentais négligée..
Tu avais d’autres choses dans la tête.
Et j’ai vite compris la raison de ton angoisse..
Papa t’avait quittée.
As-tu déjà oublié cette nuit d’amour chère maman?
Non j’en suis certaine, car le fruit de cet amour est toujours là.
Je sais que tu souffres chère maman, je ressens tes sanglots la nuit
lorsque tu pleures.
Et ça me rend triste aussi douce maman.
Mais ne m’abandonne pas, on pourrait être heureux ensemble tu sais.
J’ai tellement d’amour à te donner..
Je sais que tu penses toujours aux soins que tu auras à me donner,
à l’argent que tu vas débourser pour ma première paire de petits souliers.
Non je ne devrais pas penser ainsi, je suis un égoïste petit bébé.
Peut-être que je serais un fardeau trop lourd pour toi et que tu ne te sens pas la force de m’élever seule.
Mais cette nuit là lorsque tu as fondue en larmes, je sentais bien que
tu étais résignée à m’abandonner.
Parce que tes sanglots me pesaient lourd mamie, et j’avais perdue
le goût d’être avec toi.
Car ton coeur autrefois si chaleureux était devenu si froid.
Je ressentais encore ce brouillard qui m’étouffais..
Je suffoquais au fond de ma gorge, mais j’étais devenue secondaire pour toi.
Tu ne croyais plus en l’amour de papa, tu aurais voulue enlever de ton corps le fruit de cette nuit d’amour, ce petit bébé que tu ne désirais plus.
Mon coeur aussi s’est refroidi envers toi chère maman.
Car je ne me sentais plus désirée.
Mais tu avais pris la décision de m’enlever la vie.
Car au quatrième mois durant ton avortement, j’ai sentie
ce bruit infernal qui m’a aspiré au fond de l’oubli.
Tout celà n’a été qu’un rêve.
Il en valait mieux ainsi, car je n’aurais pas voulue vivre avec ta froideur et ton indifférence.
D’être le fruit d’un rêve brisé.
Et même si j’étais venue à terme pour être donnée en adoption, j’aurais été malheureuse dans ce monde, loin de ton affection dans les bras d’une autre mère séparée de toi de laquelle je suis issue.
Mais je sais qu’on va se retrouver un jour douce maman, car je suis
consciente encore..
Désormais mon jeune esprit habitera un monde étranger au tien..
Là où personne n’est égoïste et où je pourrai réaliser en t’attendant
tous mes rêves fantaisistes..
Jusqu’au jour où toi tu quitteras ton monde pour venir me chercher
ici parce que entre toi et moi rien n’a encore vraiment commencé.
Et ne t’en fait pas mamie quand viendra ce jour tu reconnaîtras
ta petite fille chérie.
À bientôt maman.”
marginal07









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