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ChristineVroman
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La camomille, 10 trucs à faire avec cette plante
Ajouté le 06/20/2019 00:00:00

La camomille, 10 trucs à faire avec cette plante

 

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Il y a beaucoup à apprendre sur la camomille!

La camomille est une plante qui offre de nombreux bienfaits pour les humains. Nous pouvons l’utiliser de diverses façons et chaque fois nous serons agréablement surpris des avantages qu’elles nous procure.

Pour en savoir plus sur cette plante et cet ingrédient, voici 10 trucs à faire avec la camomille.

 

 

 

1. Soulager le rhume avec la camomille

Versez un peu de camomille dans un grand bol d’eau bouillante et placez votre visage au dessus de ce dernier. Respirez la vapeur qui en ressort et vous vous sentirez mieux ensuite.

2. Adoucir la peau avec cette plante

Si vous avez la peau sèche, appliquez un peu de camomille directement sur la peau pour apporter un peu de douceur et d’hydratation.

 

3. Soulager les yeux

Vos yeux sont fatigués et irrités? Faites infuser de la camomille dans de l’eau chaude et appliquez des compresses (refroidies) sur vos yeux.

4. Contrer la mauvaise humeur

De l’huile essentielle de camomille mélangée à de l’huile végétale serait semble-t-il efficace pour lutter contre la mauvaise humeur.

 

5. De la camomille pour se détendre

Versez quelques gouttes d’huile essentielle de camomille dans l’eau de votre bain pour vous détendre et combattre le stress.

 

6. Mieux dormir

Le soir avant d’aller dormir, buvez une tisane de camomille et votre sommeil sera meilleur.

7. Avoir un beau teint grâce à la camomille

Versez quelques gouttes de camomille dans votre crème de nuit pour avoir un beau teint au réveil.

8. Pour une ambiance de paix

Diffuser quelques gouttes d’huile essentielle de camomille partout dans la maison pour inspirer la paix, le calme et la détente chez soi.

9. Bien digérer

Faites une infusion de camomille pour restreindre les ballonnements et calmer les maux de ventre.

10. La camomille contre le mal de tête

Chaque jour buvez 3 ou 4 tasses de camomille infusée pour calmer ou prévenir les maux de tête.


Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Neel Doff
Ajouté le 05/17/2018 00:00:00

 

NEEL DOFF fabrique des chapeaux

Neel Doff  1858 – 1942

 

Neel Doff est née en 1858 aux Pays Bas et a émigré en Belgique à l’âge de 15 ans, fuyant la misère avec toute sa famille.  Elle raconte son expérience d’ouvrière dans Jours de famine et de détresse : « Une jeune femme du voisinage m’emmena à la fabrique de chapeaux où elle était employée.  On me conduisit dans un grand atelier rempli de vapeur, où des femmes, presque toutes jeunes, besognaient.  [….]  Le travail consistait à tremper dans l’eau vitriolée de longs bonnets de laine et à les enrouler en les frottant sur une tablette attenante aux bacs.  On répétait l’opération jusqu’à ce que les bonnets fussent assez rétrécis pour en façonner des chapeaux de feutre.  On suait abominablement à cette besogne, et, par cet hiver glacé, presque toutes toussaient.

L’eau était très chaude, l’acide corrosif : mes ongles se ramollirent en quelques heures, et se cassèrent, laissant dépasser un gros bourrelet de chair au bout de chaque doigt.  A l’heure du déjeuner, mes mains étaient si gonflées et si douloureuses que je ne pus presque tenir ma tartine . »

Plus tard, Neel se mariera avec Fernand Browez, fils d’un notaire du Borinage, socialiste, idéaliste, directeur de la revue La Société nouvelle.  Devenue veuve en 1897, elle est riche mais désespérée.  Après quelques voyages, elle épouse Georges Serigiers, avocat anversois qui la laisse le plus souvent seule.  Alors qu’elle voit jouer des enfants pauvres, en guenilles, son passé lui remonte à la gorge.  Elle écrit Jours de famine et de détresse qui évoque les années noires de son enfance.  « J’ai connu la misère, dit-elle, et je tremble d’y retourner ». 

Elle meurt à Bruxelles le 4 juillet 1942.

 

 


La Belgique depuis l'indépendance (1830), quelques dates importantes
Ajouté le 05/10/2018 00:00:00

 

1871

France : la guerre franco-prussienne se termine le 8 janvier.

Paris se soulève le 18 mars.  Les femmes (pétroleuses) participent à l’insurrection.  Louise Michel présidente du Comité Républicain de Vigilance des Citoyennes, est la plus connue d’entre elles.  La Commune est écrasée le 21 mai.  On compte 20 000 morts et 38 000 blessés.

Victorine Brocher, ambulancière, officiellement fusillée, publiera Souvenir d’une morte vivante en 1909.

Victor Hugo est expulsé de Belgique pour avoir, dans un article de presse, soutenu les proscrits de la commune.  Le ministre belge des Affaires étrangères présente ceux-ci comme des criminels de droit commun.

 

1872

  • Le Magasin de la Bourse annonce le développement des grands magasins.  La discipline est stricte pour les vendeuses

 

1873

  • L’Université catholique de Louvain refuse d’inscrire Isala Van Diest

France : Louise Michel est condamnée à la déportation à vie.

 

1876

France : mort de George Sand à l’âge de 72 ans

 

1878

  • Emma Leclerq, institutrice, tente en vain de s’inscrire en première candidature en sciences naturelles à l’ULB. (université libre de Bruxelles)

France : Léon Richer fonde le journal  Le Droit des Femmes, simultanément à la tenue du Premier Congrès International du Droit des Femmes à Paris, du 25 juillet au 9 août.

 

 


Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Caroline Gravière
Ajouté le 05/10/2018 00:00:00

 

CAROLINE GRAVIERE

Caroline Gravière, 1821 – 1878

 

Elle écrit en cachette et rêve de vivre de sa plume.  Elle étudie la peinture et fréquente l’atelier de Joseph Paelinck.  A 19 ans, elle se sent assez forte pour se défendre, quoi qu’il puisse lui en coûter.  « Qu’elles tremblent en me voyant tant de puissance pour porter ma couronne » écrit-elle à propos de sa mère et de sa tante qui tentent de lui imposer le respect des usages, qui l’exaspèrent.

Née en 1821, Estelle Crèvecoeur – c’est son vrai nom-  est fille de notaire.  Sa famille ne semble pas se préoccuper de son éducation.  Sous l’œil désapprobateur des femmes de la famille, elle puise dans la bibliothèque paternelle de quoi étancher sa soif de culture.

La musique et la peinture faisaient déjà partie du bagage obligatoire des jeunes filles de bonne famille.  Le climat favorable à l’émancipation des femmes suscite l’éclosion d’une génération d’écrivaines dont la plupart ont recours au secret qu’offre le pseudonyme.  Le monde littéraire leur est ouvert.  Sans doute parce qu’être écrivain en Belgique n’est pas très valorisant…..  Les débouchés sont inexistants.  Entre écrivains, on se serre les coudes, le journalisme pallie au manque de revenus et donne une légitimité littéraire à celui ou celle qui le pratique.

Caroline Gravière occupe une place à part dans le monde littéraire belge, comme Caroline Popp.  Ses engagements et son talent la placent parmi les auteurs contemporains d’avant-garde.  Elle écrit depuis son adolescence, mais c’est en 1864 que parait son premier ouvrage.

En 1848, Caroline épouse Charles Ruelens, cartographe, passionné de géographie, directeur de la bibliothèque royale.  Elle a 27 ans, elle a voyagé en Italie, en Suisse et en Allemagne.  C’est une femme indépendante qui partage avec son mari les convictions laïques et sociales propres aux libéraux progressistes.  Ils auront six enfants.

La trame de l’œuvre de Caroline Gravière se nourrit de la défense de la libre pensée contre les préjugés.  Elle se situe à la charnière entre le naturalisme et la veine réaliste.  Féministe, elle dénonce dans ses romans l’enfermement des femmes, la toute-puissance du mari : « -La loi t’oblige à me protéger !  -Puis-je prendre le même ton pour te rappeler que le code prescrit l’obéissance ? »  Elle campe des personnages féminins dans un environnement hostile et décrit les limites de la tolérance sociale et ses conséquences ; dans Un paradoxe, Elise, qui veut devenir peintre, devra se cacher sous un déguisement masculin, se réfugier à Paris et l’homme qu’elle aime la rejettera à cause de son statut d’artiste.

Caroline conforte les idéaux du milieu progressiste dont elle fait partie : une jeune femme de la noblesse peut très bien devenir l’épouse d’un brasseur et travailler à ses côtés.  Aux valeurs de la noblesse, elle préfère celles du travail et de la connaissance.  A la chasse au mari, qui permet d’accéder à la sécurité ou au statut supérieur, elle oppose la volonté d’apprendre un métier : « Mère, permettez-moi d’apprendre autre chose que de paraître riche et belle.  Laissez- moi entrer à l’institution Gatti ou dans l’une ou l’autre école normale, afin d’acquérir de l’instruction, à moins que vous ne préfériez me faire apprendre parfaitement la musique ou le dessin des dentelles ».dit Blondine Van Zee dans Une parisienne à Bruxelles.  Caroline raconte le monde cruel des petits bourgeois et la réprobation sociale qui poursuit celles qui sortent du rang.  Comme sa contemporaine Virginie Loveling, alias WGE Walter, elle juge sévèrement l’Eglise et considère que l’émancipation des femmes passe par l’affranchissement par rapport à la religion.

Elle meurt en 1878 des suites d’un cancer.

 

 

 


Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Isala Van Diest
Ajouté le 05/03/2018 00:00:00

 

ISALA VAN DIEST, médecin et première femme universitaire belge

Isala Van Diest  1842 – 1916

 

Née à Louvain en 1842, Isala Van Diest est la fille d’un chirurgien accoucheur.  Elevée dans une famille progressiste où les filles reçoivent la même instruction que leurs frères, Isala est envoyée en Suisse pour ses études secondaires.  A 31 ans, elle décide de s’inscrire à l’université de Louvain pour une candidature en sciences naturelles, préparatoire à la médecine.  Devant le refus du recteur magnifique, Monseigneur Namèche, elle retourne en Suisse, à l’université de Berne, ouverte aux femmes depuis 1872.  Elle devient docteur en médecine et en accouchement en 1877.  Elle est la première femme belge à posséder un diplôme universitaire.

Après un séjour en Grande Bretagne, où les femmes pratiquent la médecine depuis 1866, elle complète ses études à l’Université Libre de Bruxelles qui s’est entre-temps, ouverte aux étudiantes.  Elle y est la deuxième femme diplômée en médecine, après Clarence Harding, une Londonienne.

Pendant ses études, elle est frappée par la manière dont on traite les femmes souffrant de syphilis et décide de se consacrer aux soins des prostituées.  Elle assure la fonction de directrice adjointe du Refuge, créé en 1881 par une association protestante de Bruxelles.

Parallèlement, elle ouvre un cabinet et se constitue progressivement une clientèle privée.

Pendant son séjour en Angleterre, Isala a rencontré des féministes.  De retour au pays, elle s’engage activement et participe à la lutte contre la traite internationale des femmes et la prostitution réglementée.  Avec d’autres femmes, elle crée une organisation pour l’égalité des droits, qui rejoindra plus tard la Ligue belge du Droit des Femmes.

Sa vision diminuant avec l’âge, Isala Van Diest cesse de pratiquer.  Presque aveugle, elle meurt à Knokke en 1916.

 

 


La Belgique depuis l'indépendance (1830) quelques dates importantes
Ajouté le 04/26/2018 00:00:00

 

1866

  • 883 000 femmes actives dont 82 % d’ouvrières.
  • 53 % de la population est illettrée.

 

1867

Egypte : inauguration du canal de Suez par l’impératrice Eugénie.

 

Grande Bretagne : Fondation de la National Siciety for Woman’s suffrage.

 

Vatican : le Conseil œcuménique définit le concept de l’infaillibilité du Pape.

 

1868

  • A l’initiative des Chambres médicales, une enquête sur les conditions de travail dans les charbonnages met en cause les pouvoirs publics.

 

1869

France : 38 femmes, dont Maria Deraismes et Louise Michel, signent un manifeste qui revendique l’égalité des droits civils, le droit à l’instruction, le droit au travail et l’égalité des salaires.

 

Etats Unis : l’Etat de Wyoming accorde le droit de vote aux femmes.

Les femmes peuvent plaider devant un tribunal.

 

Grande Bretagne : les femmes obtiennent le droit de vote aux élections municipales.


Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Ida de Crombrugghe
Ajouté le 04/26/2018 00:00:00

 

IDA DE CROMBRUGGE SUR LE FRONT DE LA GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE

Ida de Crombrugghe 1820 – 1875

 

Devant l’imminence d’un conflit entre la France et la Prusse, Léopold II se prépare à défendre la neutralité de la Belgique en mobilisant 120 000 hommes.  Parallèlement, la croix rouge s’organise.  La baronne Ida de Crombrugghe est chargée de mettre sur pied un comité de dames pour rassembler des fonds et des secours en nature (linge, pansements ….) et inciter les femmes à s’engager dans les services d’ambulances et des hôpitaux.

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.   Dès le 20 août, répondant à l’appel de la croix rouge de Coblence, un premier groupe de dames belges, que dirige Ida de Crombrugghe quitte Bruxelles pour le front.  Le Journal d’une infirmière pendant la guerre de 1870-1871, qu’elle publie en 1871, sera réédité quatre fois.

Ida de Kerchove de Denterghem est née à Wondelgem le 16 décembre 1820.  Son père est sénateur et bourgmestre de Gand.  En 1842, elle épouse le baron Edouard de Crombrugghe qui meurt 6 ans plus tard, lui laissant deux fils.  Elle est institutrice et cultivée.  Elle reçoit des hommes d’Etat, s’intéresse à la politique, et est persuadée que l’instruction publique, et  particulièrement l’éducation des femmes, permettra l’émancipation des travailleurs.  Elle organise des conférences d’éducation populaire dans plusieurs villes, pour la Ligue de l’Enseignement.  Elle soutient Isabelle Gatti de Gamond dans ses projets, et collabore à la revue L’Education de la femme.  Elle traduit des œuvres de Fröbel dont les principes pédagogiques seront diffusés dans les écoles bruxelloises.  Elle est l’auteur d’ouvrages de réflexion et de contes pour enfants. 

Son amie, Constance Teichmann la rejoint sur le front dès la fin du mois d’août 1870, et fait bénéficier le groupe de son expérience médicale.  Les services de secours allemands sont débordés par l’arrivée massive de nombreux blessés.  Le groupe belge a la responsabilité du nouveau lazaret (hôpital de campagne) de Sarrebruck, un ensemble de baraques abritant plus de 200 blessés et malades.  Bien que la croix rouge soit reconnue, il y a des susceptibilités et il faut beaucoup de diplomatie pour faire accepter par les belligérants que des soldats des deux camps soient traités de la même façon.  Ida parvient à vaincre les résistances grâce notamment à sa connaissance de l’allemand.  Quand la mission du groupe prend fin, en octobre les volontaires sont envoyées à Metz où, au lendemain d’un siège éprouvant, la situation sanitaire est terrible.  En un mois, elles soignent 800 blessés.  En janvier 1871, après un bref retour à Bruxelles, elles repartent pour Cambrai, assiégée, et où l’armée française est en déroute.  Sous la menace des canons prussiens, elles installent l’hôpital de campagne au musée.  Audacieuse, Ida de Crombrugghe n’hésite pas à se rendre elle-même en secteur prussien pour en ramener des blessés français.

A la lecture de son journal, on est frappé par sa détermination, sa ténacité, ses réflexions visionnaires sur la sophistication des armes et l’engrenage de la vengeance.  Elle évoque les avantages que la France et la Prusse pourraient tirer de l’entente et de la coopération.  C’est un texte très humain dans lequel elle ne cache ni ses émotions, ni ses hésitations.  Elle décrit un régiment de mobilisés et s’en indigne :  « sont-ils vraiment des soldats, ces pauvres gens si mal vêtus, si mal équipés ».  Comme ceux qu’elle soigne, elle a le sentiment d’une guerre atroce « … où les soldats, comparses bien plus qu’acteurs, n’ont servi, en se faisant écraser par les obus, qu’à constater la supériorité des canons Krupp et l’habileté de certains chefs passés maîtres dans la manœuvre de ces terribles engins ».  Compatissante, elle ne doute pas de ce que peut penser un soldat africain : « Pauvre Ali, je crains que tu ne trouves que les européens, qui ont conquis ton pays sous prétexte de le civiliser, ne sont pas beaucoup moins féroces que les lions et les tigres du désert…. »

De retour en Belgique, Ida de Crombrugghe, impressionnée par l’activité des Comités de secours anglais et hollandais, défend l’idée que les comités belge et français ont beaucoup à apprendre pour améliorer leur organisation.

Elle meurt en 1875, à l’âge de 55 ans.

 

 


La Belgique depuis l'indépendance (1830) quelques dates importantes
Ajouté le 04/19/2018 00:00:00

 

1860

  • Création de l’Association de la démocratie militante Le Peuple, premier groupement socialiste.

Etats Unis : élection du Président Abraham Lincoln, anti esclavagiste

 

1862

  • Première guerre scolaire

Etats Unis : début de la guerre de sécession.

 

1863

  • Première prestation de serment d’un parlementaire en néerlandais.

Pologne : soulèvement durement réprimé.  Interdiction du polonais comme langue officielle.

 

1864

  • Fondation de l’Association pour Femmes.
  • Création à Bruxelles d’une section de l’Association Internationale des Travailleurs

France : le droit de grève est reconnu par la loi.

Naissance de Camille Claudel.

 

1864 – 1867

  • Participation d’un corps expéditionnaire belge à la guerre menée au Mexique par Napoléon III. Douze femmes accompagnent les militaires.  Battue en 1867, l’armée française se retire et Maximilien d’Autriche, empereur et époux de Charlotte de Belgique, est fusillé par les révolutionnaires.

 

1865

  • Avènement de Léopold II
  • Création de la Caisse Générale d’Epargne, sous la garantie de l’état.

Allemagne : Louise Otto fonde l’Association Générale des femmes allemandes

Grande Bretagne : Lewis Carroll publie Alice au pays des merveilles

 

Etats Unis : les femmes ouvrent leur propre université et créent une école de médecine dans l’état de New York ;

Fin de la guerre de sécession qui a fait 620 000 morts.

Assassinat du Président Lincoln.

Fondation du Ku KLUX Klan, mouvement raciste contre l’émancipation des Noirs.

 


Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Léonie de Waha des...
Ajouté le 04/19/2018 00:00:00

 

Léonie de Waha de Chestret, les livres, les maisons, le lycée

Léonie de Waha de Chestret  1836 – 1926

 

Trop peu connue en wallonie, Léonie de  Chestret y a pourtant joué un rôle social important.  Née au château de Tilff en 1836, Léonie de Chestret jouit d’une éducation soignée.  Elle est riche, cultivée, ouverte sur le monde, et pratique six langues.  Elle fréquente la Maison d’éducation française pour demoiselles  de Liège que dirige, de 1817 à 1852 Marie Louise de Beffroi de Beauvoir, épouse d’un réfugié français, membre de la Convention.

Léonie de Chestret est croyante, tolérante, se qualifiant elle-même de libérale démocrate.

Elle épouse le baron Victor de Waha de Baillonville avec qui elle partage le désir de changer le monde.  Son mari meurt quatre ans plus tard, mais elle poursuit leurs projets.  Associée à la société franklin, elle fonde des bibliothèques à Chênée et Esneux.  Cette femme d’avant-garde crée en 1865, une société liégeoise pour la construction et l’achat de maisons ouvrières.  Elle fait bâtir six groupes de quatre maisons avec jardins en façade .   Les locataires ont la possibilité d’en être propriétaires au bout de 16 ans.  Elle crée des écoles et jardins d’enfants dans le quartier de saint Gilles et fonde une école de coupe et de couture à Tilff.

Sollicitée par le bourgmestre de Liège pour ouvrir une école pour jeunes filles, Léonie de Waha achète un immeuble de la rue Hazinelle qui devient, en 1868, l’Institut supérieur des Demoiselles, créé sur le modèle de l’école d’Isabelle Gatti de Gamond.  L’institut dispense l’enseignement des religions mais l’élève peut en être exemptée à la demande des parents.  C’en est trop pour la hiérarchie catholique liégeoise !!  Dès l’inauguration, l’évêque, Monseigneur de Montpellier, excommunie la direction de l’établissement, le personnel enseignant, les élèves et leurs parents !  Son successeur, Mgr Doutreloux, lèvera la sentence.

En 1912, Léonie de Waha crée  l’union des femmes de wallonie dans le prolongement de  la lettre au roi de Jules Destrée et de la création de l'Assemblée wallone, dont elle fait partie.  L’histoire retiendra qu’elle défendait le Perron liégeois comme emblème du Mouvement Wallon, contre le coq de Pierre Paulus.  Elle propose également la Gaillarde, une fleur rouge et jaune qui sera portée à la boutonnière comme signe de ralliement.

Aujourd’hui, le lycée de Waha, toujours actif, témoigne du passage dans l’histoire liégeoise de Léonie de Chestret, pédagogue et philanthrope, morte à 90 ans le 8 juillet 1926.

 

 

 




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