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Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Léonie de Waha des Chestret
Ajouté le: 04/19/2018 00:00:00

 

Léonie de Waha de Chestret, les livres, les maisons, le lycée

Léonie de Waha de Chestret  1836 – 1926

 

Trop peu connue en wallonie, Léonie de  Chestret y a pourtant joué un rôle social important.  Née au château de Tilff en 1836, Léonie de Chestret jouit d’une éducation soignée.  Elle est riche, cultivée, ouverte sur le monde, et pratique six langues.  Elle fréquente la Maison d’éducation française pour demoiselles  de Liège que dirige, de 1817 à 1852 Marie Louise de Beffroi de Beauvoir, épouse d’un réfugié français, membre de la Convention.

Léonie de Chestret est croyante, tolérante, se qualifiant elle-même de libérale démocrate.

Elle épouse le baron Victor de Waha de Baillonville avec qui elle partage le désir de changer le monde.  Son mari meurt quatre ans plus tard, mais elle poursuit leurs projets.  Associée à la société franklin, elle fonde des bibliothèques à Chênée et Esneux.  Cette femme d’avant-garde crée en 1865, une société liégeoise pour la construction et l’achat de maisons ouvrières.  Elle fait bâtir six groupes de quatre maisons avec jardins en façade .   Les locataires ont la possibilité d’en être propriétaires au bout de 16 ans.  Elle crée des écoles et jardins d’enfants dans le quartier de saint Gilles et fonde une école de coupe et de couture à Tilff.

Sollicitée par le bourgmestre de Liège pour ouvrir une école pour jeunes filles, Léonie de Waha achète un immeuble de la rue Hazinelle qui devient, en 1868, l’Institut supérieur des Demoiselles, créé sur le modèle de l’école d’Isabelle Gatti de Gamond.  L’institut dispense l’enseignement des religions mais l’élève peut en être exemptée à la demande des parents.  C’en est trop pour la hiérarchie catholique liégeoise !!  Dès l’inauguration, l’évêque, Monseigneur de Montpellier, excommunie la direction de l’établissement, le personnel enseignant, les élèves et leurs parents !  Son successeur, Mgr Doutreloux, lèvera la sentence.

En 1912, Léonie de Waha crée  l’union des femmes de wallonie dans le prolongement de  la lettre au roi de Jules Destrée et de la création de l'Assemblée wallone, dont elle fait partie.  L’histoire retiendra qu’elle défendait le Perron liégeois comme emblème du Mouvement Wallon, contre le coq de Pierre Paulus.  Elle propose également la Gaillarde, une fleur rouge et jaune qui sera portée à la boutonnière comme signe de ralliement.

Aujourd’hui, le lycée de Waha, toujours actif, témoigne du passage dans l’histoire liégeoise de Léonie de Chestret, pédagogue et philanthrope, morte à 90 ans le 8 juillet 1926.

 

 

 



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