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LE MANUSCRIT DE VOYNICH
Ajouté le 03/19/2018 10:02:46

Écrit dans une langue inconnue et illustré d’étranges images, le manuscrit de Voynich passionne et interpelle… Pourquoi, et par qui a-t-il été écrit ? Que signifie son contenu et pourquoi a-t-il été rédigé dans un langage cryptée ? Le plus troublant c’est que les explications avancées par les chercheurs ne font qu’accroître le mystère…

Ce livre, actuellement conservé à l’université Yale aux États-Unis, tient son nom de son ancien propriétaire : Wilfrid Voynich. Il a été écrit et illustré sur 262 pages en vélin (peau de veau mort-né) qui ont été datées au carbone 14, et qui révèlent que l’ouvrage a été fabriqué entre 1404 et 1438. À l’intérieur on trouve différentes sections sur l’astronomie, la biologie, la cosmologie, la pharmacologie et un herbier détaillé de 126 plantes.

Mystères entourant le langage utilisé

Le texte comprend 35000 mots, construits sur un alphabet de 20 à 30 signes. Il semble respecter des règles phonétiques et orthographiques, ce qui pourrait exclure l’hypothèse d’un canular dénué de sens. De plus, l’analyse fréquentielle des mots montre qu’ils respectent la loi de Zipf commune aux langages courants. Aussi, la quantité d’informations contenue dans chaque mot s’élève à 10 bits, tout comme les langues anglaise ou latine.

Certains mots utilisent les glyphes 4 (pour la lettre C) et 40 (pour la lettre S) qui, d’après le chercheur Filippo Sinagra, auraient ensuite été utilisés pendant la Renaissance par la puissante famille Sforza de Milan. Cette dernière utilisait une clé de codage sophistiquée (dont on retrouve de nombreux éléments dans le manuscrit) pour crypter leurs communications.

Les pages en vélin de l’ouvrage coûtaient extrêmement cher au 15ème siècle. Dans la partie Cosmologie, on trouve un feuillet dépliable de 6 pages qui à lui seul a nécessité la peau d’un veau entier, et sans aucun défaut. Les pigments sont également d’excellente qualité, ce qui explique pourquoi les couleurs sont restées aussi vives. Dans son ensemble, le manuscrit semble avoir été réalisé avec l’intention qu’il perdure le plus longtemps possible.

Caractère inexplicable de certaines illustrations

Les illustrations, de style médiéval, sont nombreuses et la plupart sont incompréhensibles. Par exemple certaines plantes représentées dans l’herbier n’existent pas sur notre planète. Des schémas astronomiques semblent également évoquer des structures de galaxies vues du dessus, ce qui était impossible pour l’époque.

La partie « Balnéothérapie » représentant des nymphes ou des femmes enceintes est particulièrement étrange. On y voit un système complexe de tuyauterie métaphorique distribuant une humeur vitale à différentes femmes. De plus, leurs coiffures sont parfois constituées de mots allemands comme « Urahnin » (aïeule originelle) ou « Weib » (femme).

Enfin, la toute dernière ligne de l’ouvrage semble être une clé de déchiffrage, mais à nouveau codée ET en latin. Le chercheur américain William Newbold a cru pouvoir traduire « michiton oladabas multos te tccr cerc portas » par « tu m’as donné beaucoup de portes », mais personne n’a encore pu en trouver le sens.

Contenu du manuscrit de Voynich

Herbier

 

 

Cette première section présente 126 plantes accompagnées de paragraphes explicatifs qui pourraient inclure leur nom. En effet, les textes de chaque plante comprennent un mot unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le livre. À noter que certaines plantes défient les lois de la botanique, avec parfois plusieurs tiges aboutissant à une seule fleur.

Astronomie

 

 


Ce second chapitre inclut des diagrammes d’astres, de galaxies et des constellations du Zodiaque. Les symboles des signes astrologiques sont entourés de 30 femmes nues portant une étoile, et accompagnées d’une légende.

Biologie / Balnéothérapie

 

 


Cette troisième partie montre 28 dessins de femmes se baignant dans des bassins alimentés par un réseau de tuyaux. Ces derniers font parfois penser à des organes, ou à des constructions cellulaires.

 

Cosmologie

 

Cette section obscure présente une série de diagrammes circulaires. Un feuillet de six pages montre neuf zones reliées entre elles, comprenant pour certaines ce qu’on pense être un volcan, la tour du Filarète de Milan ou encore la Basilique Saint-Marc de Venise.

Pharmacologie

Ce cinquième chapitre liste une collection de plantes avec leurs légendes, et détaillant les différentes parties des végétaux et leur utilisation probable en apothicairerie. Certains dessins représentent des récipients semblant faire écho aux productions des verriers de Murano pendant la Renaissance.

Recettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le collier de perles noires
Ajouté le 03/12/2018 13:58:53

Il était une fois une jeune fille très belle qui s'appelait Hina. Toutes les fées du ciel s'étaient penchées sur son berceau et l'avaient dotée de toutes les qualités : la grâce, la beauté, l'intelligence, la gentillesse. Jamais l'île de Raiatea n'avait connu de reine qui rassemblât autant de qualités.
À vingt ans, son cœur n'était pas encore pris, malgré la cour assidue que lui faisaient de nombreux prétendants. Un jour vint pourtant où Hina rencontra le jeune homme qui fit battre son cœur. Elle se fiança sans attendre et annonça la date prochaine de son mariage. En gage d'amour, le fiancé, très épris, lui offrit le cadeau le plus extraordinaire qui n'avait d'égal que les sentiments très purs qu'il lui portait. En découvrant son présent, Hina fut émerveillée. Ni tout l'or de son palais, ni les diamants de sa couronne, ni la splendeur de ses maisons, n'égalaient une telle merveille. De toute la Polynésie, nul pêcheur n'avait jamais imaginé que des perles d'une telle taille, d'une telle perfection pussent exister. Noires, elles étincelaient de mille éclats au cou de la reine, qui jura ne jamais plus se séparer de ce collier que tout l'or du monde n'aurait pu lui arracher.

 

Bien qu'elle en mourût d'envie, Hina, en accord avec son fiancé, décida cependant de ne porter ce collier qu'à partir du jour où leur mariage serait célébré. En attendant, ce collier inestimable serait gardé par des hommes en armes, qui le veilleraient jour et nuit.

 

Un jour, alors que Hina donnait audience à ses sujets, elle refusa la requête d'un homme, comme cela arrivait lorsque la demande ne lui paraissait pas justifiée. Or, cet homme n'était autre que Hiro, le roi des voleurs.

Après avoir été un prétendant éconduit de la jeune reine, Hiro subissait ici un second affront, qu'il ne pût supporter. Se sentant humilié, sa jalousie se transforma rapidement en haine, et Hiro résolut de se venger en s'attaquant à ce que la reine avait de plus cher : son collier de perles. Maître en matière de vols, après avoir déjoué tous les pièges et trompé la surveillance des gardes armés, il parvint par mille ruses à s'emparer du précieux bijou.

Tenant sa vengeance en main, et avant même que l'alerte ne fût donnée, Hiro gagnait déjà l'île voisine de Huahine, en pirogue.

Sur Raiatea, dès que le vol fut découvert et annoncé à la reine, Hina s'effondra, terrassée par une tristesse infinie. Avec le vol de son collier, c'est une partie de son cœur qu'on venait de lui prendre… et le voleur le savait !

 

Aussitôt, elle devina qui se cachait derrière ce méfait. Il n'y avait sur terre qu'une seule personne aussi audacieuse et capable de braver la surveillance de la garde royale. C'était bien sûr le terrible Hiro, le roi des voleurs. Sans plus tarder, Hina prit les recherches en mains et décida de lancer aux trousses du malfaiteur le plus impressionnant de ses molosses, une bête dont la force et le flair extraordinaires n'avaient d'égal que son imposante stature.

Immédiatement, le superbe animal se dirigea vers le bord de l'eau, pointant déjà le museau en direction de Huahine.
Sur cette île, Hiro se croyait à l'abri. Dès son arrivée, il avait dissimulé son prestigieux butin sous une pierre d'un poids impressionnant. « À cet endroit, pensa-t-il, nul ne saura jamais débusquer mon butin. Il n'existe personne sur terre qui soit aussi malin que Hiro, le roi des voleurs ! » Mais déjà s'approchait des rives de Huahine le molosse de la reine… La truffe grosse comme une noix de coco au vent, son travail apporta très rapidement ses fruits. Fuyant dans la montagne où se tenait son repère, Hiro était loin de se douter d'une conclusion aussi rapide… Le molosse s'arrêta à l'endroit même où Hiro avait dissimulé le précieux collier et, comme pour marquer le lieu précis où se cachait le trésor, il posa sa lourde patte sur la pierre. Une fois la pierre soulevée, Hina reprit son collier et épousa, comme il se doit, son fiancé bien aimé…

Depuis ce jour, on peut voir, sur l'île de Huahine, l'empreinte d'une patte d'un animal de taille impressionnante gravée dans cette roche bien connue.

 

 

 


L'âne Culotte
Ajouté le 03/08/2018 09:17:30

Une tradition Réthaise qui vient de loin

Autrefois, l’âne était utilisé pour les travaux agricoles, le ramassage du varech sur les côtes charentaises, la récolte du sel ou le transport d’un village à l’autre, l'âne faisait partie de la vie quotidienne des gens de l'Île de Ré. Si l'âne était ainsi culotté, ce n'était ni par coquetterie ou volonté de montrer sa position, ni par désir d'être original, mais par nécessité. Les marais salants sont le paradis des mouches et moustiques qui prennent grand plaisir à s'acharner sur les ânes.

La conduite des ânes était souvent le travail des Réthaises, elles avaient coutume d'habiller leur monture d'une culotte, taillée dans un tissu de récupération.

La tradition dit qu'un jour, une femme d'Ars a eu l'idée de prendre une ancienne chemise à son mari. Ces ânes sont apparus vers 1860 sur l'île où ils remplacèrent le cheval. Avec la mécanisation de l’agriculture, les ânes ont peu à peu disparu. Mais l'île ne les a pas oublié et on peut les croiser au hasard d'une promenade…

 

 

 

 

 

 


La kichenotte ou Quich'note
Ajouté le 03/08/2018 08:54:33

Coiffe paysanne de forme cylindrique très enveloppante, accrochée sous le menton portée en Charente-Maritime, Vendée et région nantaise.

 

La kichenotte, jadis portée aussi bien en Aunis qu’en Saintonge, se rencontrait surtout sur les îles  charentaises (Ré, Oléron). Elle fait aujourd’hui partie du folklore régional. Mais d’où vient cette appellation étrange qui ne ressemble en rien au dialecte couramment parlé sur notre terroir ? Des plus savantes aux plus fantaisistes, plusieurs hypothèses ont été avancées.

Ce serait la traduction déformée par le langage populaire de «kiss me not» signifiant « ne m’embrassez pas », datant de l’occupation anglaise (Guerre de Cent Ans) quand les filles du pays, apparemment très vertueuses, repoussaient l’ennemi à leur manière s’ils devenaient trop pressants ! Elles auraient donc imaginé cette coiffe très enveloppante qui, une fois sur leur tête, ne permettait plus aucune fantaisie… Il n’est qu’à l’essayer pour s’en rendre compte, l’auvent très rigide de ce bonnet s’avérant rapidement très gênant !

C'était avant tout une coiffe de travail, portée par les pêcheuses et les paysannes pour éviter le hâle de la peau qui n'était surtout pas de mode en ce temps-là.

La kichenotte serait donc née ainsi et devint très vite indispensable contre le vent, parfois violent sur notre littoral ! Elle s’envola même jusque sur le continent et atterrit en pays vigneron, bien à l’intérieur des terres, pour protéger les visages burinés par le soleil.

Sur la côte, il a été porté des versions de sortie en fine cotonnade blanche agrémentée de dentelle.

Le deuil était marqué par l'emploi de cotonnades noires unies, et pour le demi-deuil, de cotonnade à fond noir parsemé de petit motifs blancs.

Banal arceau d’abord, l’arrondi qu’elle forme autour de la tête fut, au fil du temps, aménagé en plusieurs petits compartiments parallèles séparés par de simples coutures, où de fines lamelles de carton sont venues se glisser. Une nécessité s’imposait désormais : ôter les lamelles à chaque lavage ! Mais c’est ce qui en faisait tout le charme, dit-on… Peu à peu, on y ajouta de la dentelle piquée et on oublia les tissus rigides du début qui furent remplacés par des cotonnades fleuries ou à petits carreaux.

Certaines personnes en fabriquent encore sur les marchés artisanaux, ce qui correspond plus au désir d’une clientèle friande de traditions qu’à un besoin réel. Les groupes folkloriques charentais en redemandent également, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui tentent de retrouver là, la lointaine mémoire de leurs ancêtres

 

 

 

 

Au Sud de la Vendée

 



 


Les rochers de Pyraume
Ajouté le 03/07/2018 09:47:46

Les superbes rochers de quartz blanc de Pyraume s'entassent au sommet d'un coteau assez élevé, dominant le bourg de Moulins (Deux-Sèvres). Le massif principal se trouve cependant sur le territoire de la Chapelle-Largeau, près d'un moulin à vent, au milieu d'une lande argileuse couverte de bruyères, de genêts, d'ajoncs et de buissons de houx. Du haut des rochers, la vue s'étend sur les bois et le château de la Blandinière, sur Châtillon-sur-Sèvre et les localités avoisinantes.



Dans les légendes populaires, les rochers ou « chirons » de Pyraume servent de refuge à toute la gent diabolique de la contrée : loups-garous, lutins, farfadets. Les enfants se montrent avec effroi la cheminée du diable, sa table, son fauteuil et son lit gigantesque. Malheur aux imprudents qui osent regarder par les fissures et sonder les mystères de l'antre infernal ! Afin d'en chasser le démon, femmes et jeunes filles de Moulins organisèrent jadis une procession « sans parler », procédé infaillible, paraît-il, s'il était réalisable. La première femme qui arriva à Pyraume crut voir la silhouette du diable. Prise de frayeur, elle s'écria : « Le voilà ! le voilà ! » Aussitôt elle fut saisie, emportée, et jamais plus on ne la revit. 


On voit encore, près des rochers de Pyraume, la fontaine des farfadets. Ces vilains petits bonshommes étaient des maraudeurs incorrigibles et de francs polissons. A la nuit tombante, ils montaient souvent sur la maison voisine de Nérette, dont la toiture se trouve presque au niveau du sol. Perchés sur le tuyau de la cheminée, ils laissaient tomber dans la poêle des flocons de suie et autres incongruités. Ils se plaisaient à taquiner la fermière, à lui voler ses pommes. En son absence, ils s'installaient au coin du foyer, sur les sièges les plus bas, qu'ils ne quittaient jamais sans les avoir souillés.


Fatiguée de leur sans-gêne et de leurs déprédations, la fermière rangea un jour, tout autour de la cheminée, des trépieds chauffés à blanc, des « marmottes (chaufferettes en terre cuite) pleines de braise, recouvertes de barreaux de fer rougis au feu. Les farfadets, sans défiance, s'assirent sur les sièges mis à leur portée, mais ils se redressèrent bien vite, hurlant de douleur, et criant dans leur fuite : « C... brûlé ! c... brûlé ! »
On raconte également que les farfadets gardent un trésor caché sous un énorme bloc, qui se soulève à minuit sonnant, la veille de Noël. A ce moment, l'or est offert aux libres convoitises de ceux qui consentent à céder « leur part de paradis ». Un poète local, Célestin Normandin, a consacré aux farfadets de Pyraume les vers suivants :


Dans les Avents, par les nuits sombres,
À Pyraume on entend souvent
Des cris plaintifs ; l'on voit des ombres
Errer lorsque mugit le vent.
Puis, quand vient l'heure solennelle,
Pendant la messe de minuit,
Un farfadet fait sentinelle
Et disparaît quand le jour luit.
Il garde, nous dit la légende,
De l'or dans ce maigre pâtis,
Et cet or, il faut qu'il le vende
Pour quelques « parts de Paradis ».



 


La maison de Pierre Loti
Ajouté le 03/06/2018 09:48:01

Elle est située à Rochefort en Charente Maritime, ma ville natale et pour avoir visité cette maison, c'est un total dépaysement et c'est une maison qui regorge de trésors.

Elle est actuellement fermée pour des travaux de restauration depuis 2012 jusqu'à environ 2023.

Julien Viaud, futur écrivain sous le pseudonyme de Pierre Loti, naît à Rochefort le 14 janvier 1850. Il est le petit dernier, après Marie de 19 ans son aînée et Gustave, né 12 ans avant lui.
Suite à la mort en mer de son frère, médecin de la Marine qui lui a donné le goût du voyage, Julien passe le concours de l’École Navale et commence à sillonner les mers du globe.

Depuis son premier grand voyage en 1871 et jusqu’en 1918, Pierre Loti rédige un journal intime dont il tirera la matière de la plupart de ses œuvres.
Ainsi, né Aziyadé (1879), son premier roman ou Le Mariage de Loti, qui évoque les fameuses tahitiennes qui le surnomment Loti (« rose » en tahitien).
Suivront plusieurs séries de romans qui lui valent une immense popularité et son élection à l’Académie Française en 1891.

Parallèlement à son activité d’écrivain, Pierre Loti poursuit sa carrière de marin, profitant de chaque permission pour modifier la maison familiale de Rochefort, faisant de chaque pièce une évocation de voyage ou de souvenir : chambres chinoise, arabe, salon turc, mosquée, pagode japonaise, salle gothique, salle des momies…

La maison familiale devient une sorte de musée où sont conservés la plupart des objets que Loti évoque dans Le Roman d’un enfant.
Hanté par l’angoisse de la mort, l’écrivain s’attache aux objets, collectionne de petits riens et de grandes œuvres avec un égal amour.
Ce n’est pas tant la valeur des choses qui l’intéresse que leur puissance évocatrice…

La Maison de Pierre Loti est certainement la plus dépaysante et la plus originale des demeures du XIXème siècle. Officier de Marine et écrivain, Loti ramène de ses nombreux voyages à travers le monde: objets, tentures, décors, souvenirs qui lui servent petit à petit à transformer sa maison natale. La salle renaissance, la salle gothique, la mosquée, le salon turc et la chambre arabe nous transportent dans les mondes magiques et exotiques du Moyen-âge et de l'Orient, revus à travers l'imaginaire de l'écrivain voyageur.

 

Intérieur des diverses pièces de la maison-musée

 

 

 

ci-dessous : la salle Renaissance

 

 

La chambre de Pierre Loti

son monument

 


North Brother - île abandonnée au milieu de New York
Ajouté le 03/05/2018 03:15:42

North Brother. Cette île est située entre le Queens et le Bronx. Découverte d’un lieu abandonné et livré à la nature depuis des décennies.

 

En 1885, l’île a été utilisée pour accueillir un complexe hospitalier de haute sécurité destiné à accueillir des personnes souffrant de la variole et de la fièvre typhoïde. Vers 1950, l’installation s’est transformée en centre de désintoxication. L’île a finalement été laissée à l’abandon depuis 1963.

Après avoir fermé les hôpitaux, New York a tenté de vendre l’île a des investisseurs privés dès les années 70, mais le coût de la construction, du transport vers l’île, de l’installation d’un système d’égouts et le bruit de l’aéroport de Laguardia a découragé quiconque de l’acheter. Dans les années 80, la ville tenta de construire une prison sur l’île mais abandonna l’idée parce qu’il était bien moins coûteux de le faire sur la terre ferme. Depuis, Mère Nature reprend son territoire, doucement mais sûrement…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mécanisme pour faire fonctionner l'ascenseur

 

 

Une machine à rayons X

 


L'île aux poupées abandonnées
Ajouté le 03/04/2018 07:57:41

Dans la région marécageuse de Xochimilco, au sud de la ville de Mexico, perdu dans un vaste réseau de canaux, se trouve la "isla de las muñecas", littéralement, l’île des poupées. Alors que le lieu semble être la demeure de Chucky la poupée, celui-ci est devenu l’une des attractions touristiques les plus bizarres au monde.

Les poupées sont effrayantes. L'une n'a plus de bras, sa voisine est éborgnée, pendant que les deux jumelles sont pendues à un arbre par des fils de fer rouillés. Démembrées, crasseuses ou pourries, les silhouettes mutilées s'entassent, pendant que les yeux vides de ces bébés en plastique fixent les centaines de touristes venus admirer la vision cauchemardesque de cette "œuvre d'art" des plus glauques et jouent parfois à se faire peur.

Une île hantée 

Tout a commencé dans les années 50, quand Don Julian Santana Barrera décide de vivre en ermite sur ce petit coin de terre. Une fois posé le pied sur le sol, il sent comme la présence d'un esprit. Une petite fille serait morte noyée dans le canal qui borde l'île. Persuadé de la véracité de cette histoire, il décide de collecter les vieilles poupées abandonnées afin de conjurer le mauvais sort et d'apaiser le fantôme de la fillette.

Une à une, il les accroche aux arbres de l’île, constituant un étrange mausolée en hommage à l’enfant défunt. L'homme ira jusqu’à recueillir davantage de poupées dans les décharges. Certains troqueront même leurs poupées usées contre les légumes qu’il fait pousser sur l’île.

C'est lors d'un programme de nettoyage des canaux Xochimilco dans les années 90, que l'île a été révélée au grand public. Depuis, les « trajineras », des petits bateaux colorés typiques, peuvent se rendre librement sur ce lieu macabre. Cet îlot-cimetière ne figurerait pas sur les parcours touristiques classiques. Il faut demander spécifiquement aux conducteurs des barques de s’y rendre, et supporter deux heures de navigation pour enfin atteindre cette île mystérieuse.

Don Julian Santana Barrera fut retrouvé noyé le 17 avril 2001, à l’âge de 80 ans. Il aura vécu seul avec des poupées sur l’île pendant les 50 dernières années de sa vie. Il laisse derrière lui un ouvrage empreint de superstition et de poupées en décomposition.

 

 

 

 

 

 

 

 


La colline de Sion
Ajouté le 03/03/2018 04:28:18

Située à 37 km au sud de Nancy, la colline de Sion-Vaudémont offre une vue panoramique exceptionnelle des côtes de Moselle jusqu'à la crête des Vosges.

Lieu de promenade familiale dominicale pour de nombreux Lorrains et lieu traditionnel de recueillement, la colline de Sion-Vaudémont culmine à 545 mètres et s'étend en demi-cercle sur près de 5 kilomètres.

La colline de Sion-Vaudémont, "butte-témoin" de la côte de Moselle, surplombe de près de 200 mètres le pays du Saintois. De la colline, on aperçoit à l'œil nu plus de 85 villages.

La colline constitue l’un des rares sites en Europe qui accumulent une mémoire archéologique correspondant à plusieurs millénaires de peuplement.

Célèbre par ses étoiles, fragments d'animaux marins fossiles, appelées par les lorrains étoiles de Sion, la colline constitue un élément emblématique du paysage local et régional et un formidable observatoire du paysage.

Le mystère des étoiles de Sion

Les "étoiles de Sion" sont des fragments d'encrines fossilisés. Les encrines (appelées également crinoïdes) étaient des animaux vivant il y a plus de 200 millions d'années lorsque la Lorraine, à la période du Jurassique, était recouverte par une vaste mer chaude.

Les encrines

Appelées parfois "lys de mer", les encrines sont proches des étoiles de mer et des oursins actuels. Elles font partie des échinodermes.

Vivant en colonies, fixées par des sortes de crampons sur les fonds marins, ces animaux utilisaient leurs bras tentaculaires pour se nourrir. Les encrines s’alimentaient en filtrant les petits organismes en suspension dans l’eau.

Les articles empilés du pédoncule appelé aussi tige se sont désarticulés et accumulés avec les sédiments. Ils ont été conservés dans les roches sédimentaires qui se sont formées lorsque la mer s’est retirée. Ce sont ces articles que l'on retrouve aujourd'hui dans les roches.

Les étoiles, fragments de crinoïdes fossilisés, sont abondantes, en Lorraine, dans les roches calcaires du jurassique. Ce sont des témoins de la période du bajocien inférieur.

 

La légende du Saut de la Pucelle

Une légende raconte qu’un soir, une jeune princesse de Vaudémont, montée sur un cheval blanc, suivait la crête de la montagne, au retour de sa pieuse visite à la Vierge de Sion.

À mi-chemin, elle vit surgir de la forêt un cavalier qui, sans doute, la guettait. A son allure, elle comprit qu’il voulait se saisir d’elle et l’outrager. Saisie de frayeur, elle pressa sa monture mais le félon gagna de vitesse et allait l’atteindre. La jeune fille s’écria « Bonne Vierge de Sion, sauvez-moi ! ».

Elle s’élança dans le ravin profond et son cheval tomba debout sur une large pierre, où il marqua profondément les quatre fers de ses sabots. Au même moment, la Vierge saisit dans le ciel une poignée d’étoiles que la nuit tombante venait d’allumer et les jeta dans les yeux du cavalier et de sa monture qui, aveuglée, se cabra et tourna bride.

Depuis ce soir là, nous trouvons par myriades des étoiles dans le sol de la colline.

Un proverbe dit que les jeunes filles qui grattent le sol et récoltent neuf étoiles sont assurées de trouver un mari dans l’année….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les étoiles

 

 

 

 




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